Les Braves échangent Michael Soroka à (très) bas prix aux White Sox

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Félix Forget

Publié le 17 novembre 2023 à 8h24

En 2019, Michael Soroka (qui, à l’époque, s’appelait Mike) était un jeune lanceur partant qui venait de connaître une saison recrue exceptionnelle. Dans l’uniforme des Braves, le Canadien avait maintenu une fiche de 13-4, une MPM de 2,68 et un WHIP de 1,111.

Les 53 circuits d’un Pete Alonso recrue avaient privé Soroka du titre de Recrue de l’année dans la Nationale, mais il avait terminé au deuxième rang du scrutin et, surtout, au sixième rang de la course au trophée Cy Young.

À l’époque, donc, il était vu comme le futur de l’équipe au monticule… sauf que ça a rapidement déraillé par après. Deux déchirures consécutives du tendon d’Achille lui ont essentiellement fait rater trois saisons complètes dans les Majeures, et en 2023, il a passé le gros de son temps dans les ligues mineures.

Il a lancé 32,1 manches dans la MLB cette année, mais sa MPM de 6,40 n’était pas nécessairement inspirante.

On se demandait donc ce qui attendait le Canadien, désormais âgé de 26 ans. Or, la nuit dernière, les Braves ont annoncé qu’il avait été échangé aux White Sox en retour du releveur gaucher Aaron Bummer.

En fait, je vais préciser : Soroka ainsi que plusieurs autres éléments ont pris le chemin de Chicago, alors que Bummer faisait le chemin inverse.

Jared Shuster, Nicky Lopez, Braden Shewmake et Riley Gowens sont ces autres éléments.

Shewmake et Shuster sont deux gars de 25 ans qui n’avaient pas vraiment de place à Atlanta, Lopez est un vétéran qui est un joueur d’utilité et Gowens est un artilleur de 24 ans qui a connu de solides débuts chez les professionnels en 2023.

Il n’y a aucun futur MVP dans le lot, mais ce sont quatre gars qui vont amener de la profondeur à Chicago. Et pour les Braves, ça ouvre aussi de la place sur l’alignement de 40 joueurs.

Quant à Bummer, on parle d’un releveur gaucher de 30 ans qui a connu de belles années, mais qui a connu une année 2023 bien plus difficile (MPM de 6,79 en 58,1 manches). Ceci dit, les stats avancées laissent croire qu’il était meilleur que les chiffres ne le démontrent et qu’une bonne partie des insuccès est liée à de la malchance et à de la mauvaise défensive.

En gros, il est un projet, mais un projet en lequel le club a de bonnes raisons de croire. Et si les Braves se prévalent de toutes les options de son contrat, il sera sous contrôle de l’équipe jusqu’en 2026.

Par contre, quand je regarde le tout, je ne peux m’empêcher de penser à quel point tout ça est triste pour Michael Soroka. Alors qu’il était presque au sommet du monde en 2019, les blessures ont fait en sorte qu’à lui seul, il ne vaut même plus un releveur gaucher qui est un projet.

Les Braves l’ont d’ailleurs remercié sur les réseaux sociaux, ce qu’ils n’ont pas fait pour les autres joueurs impliqués dans la transaction. Ça démontre à quel point il a marqué les esprits malgré sa longue absence.

Je ne sais pas s’il est réaliste pour Soroka de relancer sa carrière (une blessure au tendon d’Achille peut vraiment ruiner une carrière, et c’est encore pire quand il y en a deux) à Chicago, mais je lui souhaite vraiment d’y parvenir. Il n’aura peut-être plus nécessairement le personnel d’entraîneurs qui opère sa magie à Atlanta, mais à Chicago, il risque d’avoir une opportunité.

Si Soroka peut retrouver son niveau d’antan, les White Sox seront très, très heureux de la transaction. Je doute que ça arrivera, mais j’aime beaucoup le pari.

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Tags:

Braves d'Atlanta, Michael Soroka, White Sox de Chicago

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