La politique anti-poils des Yankees fait jaser

Actualité

Maxime Trudeau

Publié le 12 décembre 2023 à 13h00

Un sujet qui fait les manchettes depuis plusieurs années a fait son apparition une fois de plus dans l’actualité du monde du baseball.

Est-ce que la politique anti-poils des Yankees de New York a encore lieu d’être?

Si le sujet fait parler cette fois, c’est parce qu’un ancien joueur des Yankees s’y est fortement opposé lors d’une publication sur le réseau social X.

Les joueurs détestent ce règlement interne

Cameron Maybin, qui s’est aligné avec les Yankees lors de la saison 2019, a mentionné que selon ce qu’il sait, plusieurs joueurs sont réfractaires à l’idée de se joindre aux Bombardiers du Bronx en raison de cette politique anti-pilosité faciale.

Toujours selon l’ancien voltigeur, les Yankees seraient plus facilement en mesure d’attirer des joueurs autonomes s’ils retiraient ce règlement de leur code de conduite.

Pour une petite mise en contexte, la règle a été mise en vigueur en 1976, par le défunt George Steinbrenner. Jadis, cette mesure visait, selon Steinbrenner, à favoriser l’ordre et la discipline chez les joueurs. Ceci dit, presque 50 ans plus tard, il y a lieu de se questionner quant à savoir si le fait d’obliger les joueurs à arborer les cheveux courts et le rasage quotidien (outre la moustache, qui est permise), incarne toujours un sentiment de discipline chez la nouvelle génération de joueurs? Poser la question, c’est y répondre, selon l’humble auteur de ces lignes!

Pour donner encore plus raison à Maybin, il faut se rappeler que l’ancien des Giants et des Dodgers, Brian Wilson, a refusé à l’époque de devenir un membre des Yankees en raison de la politique. Celui qu’on surnommait The Beard, justement, avait une imposante et époustouflante barbe à faire rêver. Il était un des meilleurs artilleurs lors de ses bonnes années et New York n’a pu bénéficier de son talent à cause de cette clause interne.

Brian Wilson. Photo: ESPN

Pour sa part, les moins jeunes se souviendront que David Price avait ouvertement dit ne jamais vouloir évoluer à New York aussi à cause de cela. Un ancien des Yankees et actuel grand nom du baseball s’est déjà aussi exprimé sur le sujet. Andrew McCutchen a ouvertement dit qu’il était fâché de devoir raser sa barbe.

Vivre à l’ère du temps

Les puristes vous diront qu’en cette époque de désinvolte sociale, il est bien d’avoir un brin de rectitude et d’uniformité au sein des membres d’un groupe visant un objectif commun. 

Soit dit en passant, cette politique est toujours en vigueur au sein des troupes de l’armée. La Défense nationale est l’incarnation pure et dure de la discipline. La politique anti-poils est aussi imposée aux pompiers. Cependant, cette directive est appliquée pour des raisons de sécurité en lien avec le masque respiratoire.

Pour leur part, les militants radicaux des libertés individuelles vous diront que d’imposer une telle étiquette est quasi illégal. Que cela bafoue presque la Charte des droits et libertés. Les plus modérés diront qu’à moins d’un mois de l’année 2024, cela n’a plus lieu d’être. De nos jours, les gens sont tatoués, percés, excentriques, etc.

Qui a raison ici? Personne et tout le monde en fait! C’est la beauté de la chose.

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Cameron Maybin, Yankees de New York

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