Le Stade olympique fait encore les manchettes

Actualité, Expos

Pascal Harvey

Publié le 29 juillet 2023 à 12h00

Le Stade olympique de Montréal est devenu au fil du temps la hantise des amateurs de baseball au Québec.

L’une des raisons du départ des Expos en 2004, cet éléphant blanc fait une fois de plus les manchettes pour les mauvaises raisons. Cette fois-ci, les travaux prévus pour le remplacement du toit devront être revus et les coûts reliés à ce chantier d’envergure devraient vraisemblablement exploser.

L’anneau technique serait au cœur des nouveaux rebondissements.

Nous le savons, cette infrastructure construite à la hâte sous la pression du maire de l’époque, Jean Drapeau, faisait le pont entre la tenue de l’Exposition universelle de 1967 et la venue des Jeux olympiques d’été de 1976.

N’étant pas soumis à des normes dictées par la Régie du bâtiment aussi rigoureuses qu’aujourd’hui lors de sa construction, les travaux apportés à la structure originale sont toujours compliqués et coûtent une fortune aux contribuables de la province qui jouissent très peu, pour ne pas dire pas du tout, de ce stade devenu une source de moquerie quasi quotidienne.

Les amateurs des Expos ont vécu de bons et de moins bons moments à l’intérieur de ce stade gris et froid. Heureusement, les belles années de l’équipe, jumelées aux jubilations de milliers de partisans réunis lors de matchs enlevants et de courses aux séries légendaires, ont permis de faire oublier la piètre qualité de l’environnement.

Pas pour rien que le retour d’une équipe des Majeures à Montréal passe par la construction d’un nouveau stade au centre-ville afin de faire une croix définitive sur le passé lié à cet amas de béton.

De sa surface synthétique jugée trop dure, qui a provoqué le départ d’André Dawson vers Chicago, jusqu’à son ambiance glaciale et intimidante pour les plus valeureux partisans de l’équipe, il en fallait de l’énergie pour faire vibrer ce stade et les amateurs y sont arrivés plus d’une fois.

Désolant aujourd’hui encore de devoir payer à nouveau pour permettre une mise à niveau constante de cette infrastructure.

Oui, l’histoire de la concession des Expos est à tout jamais liée à ce stade, mais ce sont les joueurs qui y ont fait leur marque qui ne cessent de nous raccrocher au passé.

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Expos de Montréal, Stade olympique

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