Depuis que Steve Cohen a acheté les Mets de New York, en 2020, pour la modique somme de 2,4 milliards de dollars, l’équipe fait face à une pression énorme. Le fait que le propriétaire tente de faire de son jouet la formation la plus en vue dans la Grosse Pomme n’aide pas.
N’évoluant pas dans la même ligue que les Yankees, il n’en demeure pas moins que Cohen souhaite amener les Mets au même niveau que l’autre équipe new-yorkaise, rappelant au passage la fable de la grenouille et du bœuf.
Cette saison, les choses ne se passent pas bien dans le Queens et personne n’est vraiment surpris. Hier, la formation dirigée par Carlos Mendoza a encaissé un dixième revers consécutif en baissant pavillon 4-2 face aux Cubs, à Chicago.
Mendoza lui-même ne sait plus à quel saint se vouer et il comprend très bien la réaction des partisans de l’équipe qui commencent à en avoir plein le dos. Le gérant des Mets est aussi frustré et en colère suite aux contre-performances de son équipe et il souhaite voir la situation se replacer.
Les Mets sont derniers de leur division et ils se retrouvent aujourd’hui à sept parties des meneurs, les Braves d’Atlanta.
La saison morte de l’équipe a eu pour effet d’augmenter l’anxiété vécue par les fans de la formation. Non seulement, ils ont vu partir Pete Alonso et Edwin Diaz, ils ont aussi du mal à s’expliquer la transaction qui a envoyé Brandon Nimmo au Texas en retour de Marcus Simien.
Les ajouts de Bo Bichette et de Freddy Peralta ont été perçus comme des mouvements de panique et les résultats ne sont clairement pas au rendez-vous malgré l’arrivée des deux individus, plaçant une cible sur le dos de Mendoza, qui pourrait devenir le premier gérant à perdre son emploi cette saison.
Comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, l’équipe est en ce moment privée des services de son joueur étoile, Juan Soto, blessé et qui devrait peut-être revenir au jeu lors du retour à domicile de la formation.
La situation n’est pas facile pour le gérant du club et il tente de prendre la pression sur lui. La question est de savoir combien de temps sera-t-il en mesure de tenir le coup considérant le piètre rendement de ses équipiers?
Comment une équipe rapiécée à grands coups de millions de dollars peut-elle se tenir debout face à des concessions beaucoup mieux organisées? C’est à la dure que Steve Cohen apprend que l’argent n’achète pas tout. Les Dodgers ont bien des défauts, mais leur plus grande qualité est celle de savoir naviguer toutes voiles dehors face à des vents contraires sans jamais perdre leur destination des yeux. À l’inverse, Cohen conduit son paquebot sans réelle sens de l’orientation et ça fait mal.
Avec un dossier de 7-14, les Mets de New York vont tenter aujourd’hui de mettre un terme à une triste série de défaites dans un stade où il n’est pas facile de gagner, le Wrigley Field. Tobias Myers aura la lourde tâche de mener les siens à la victoire et ainsi enlever un brin de pression sur les épaules de son gérant, pour qui chaque partie compte.



