L’hiver ne sera pas de tout repos pour les Reds. Entre les lignes, les dirigeants de la franchise de Cincinnati ont affirmé vouloir procéder à des coupures budgétaires. Depuis, plusieurs noms ont circulé parmi les rumeurs de transaction, mais pas celui de Mike Moustakas.

Et pourtant, son dossier correspondrait parfaitement à celui d’un joueur qui est transigé pour des raisons salariales.

Darragh McDonald de MLB Trade Rumors en a dressé un excellent portrait, lundi. Énumérant les différentes décisions prises par le directeur général des Reds, Nick Crall, le chroniqueur a relevé une certaine incohérence.

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La phrase qui a été utilisée par le DG, « nous devons aligner notre masse salariale avec nos ressources » laisse croire à des coupures. Et disons ça paraît déjà. Tucker Barnhart a été envoyé chez les Tigers au premier jour de la saison morte et Nick Castellanos a choisi de tester le marché des joueurs autonomes peu après. Le lanceur Wade Miley, qui gagnait 10 M$, a été réclamé par les Cubs au ballottage.

Cincinnati travaille déjà donc dans la bonne direction. En l’espace de quatre semaines, sa masse a considérablement fondu, mais il en reste encore à faire.

Luis Castillo, Sonny Gray et Tyler Mahle, qui lancent tous les trois pour les Reds, ont tous fait l’objet de rumeurs dernièrement. Leur salaire n’est toutefois pas faramineux. Moustakas, de son côté, gagnera 16 millions $ en 2022. Derrière Joey Votto, il est le deuxième élément salarial le plus lourd chez les Reds.

Malgré cela, il ne produit pas à un rythme particulièrement intéressant. On parle d’une moyenne de .217, de 14 circuits et de 49 points produits en 106 matchs, sur deux saisons pour Cincinnati. Et c’est exactement ce qui devrait emmener les Reds à se débarrasser de lui.

Trois fois All-Star dans sa carrière, l’ancien des Royals et des Brewers est maintenant âgé de 33 ans – et son rythme ralentit. Sa valeur marchande ne devrait pas non plus être incroyable, facteur qui peut certainement freiner l’état-major.

Le volume financier qu’il occupe pourrait toutefois suffire pour le convaincre de s’en départir. Envisager le départ de Mike Moustakas, à Cincinnati, ce n’est pas farfelu du tout.