La débandade chez les Giants de San Francisco

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Maxime Trudeau

Publié le 11 mai 2026 à 18h30

Crédit : Crédit photo : Sportsnet

C’est la débandade chez les Giants de San Francisco. 

Quand on pense au mot débandade dans la MLB en 2026, notre premier réflexe est de se tourner vers les Mets de New York. Avec raison, d’ailleurs. Ceci dit, la situation est loin d’être rose de l’autre côté de l’Amérique et le bourbier dans lequel se retrouve les Giants semble passer sous silence. San Francisco peut remercier New York de faire de l’ombrage!

Bref, c’est la catastrophe en Californie. Les Giants sont pratiquement derniers au classement de la ligue. Avec une défaite ce soir au Dodger Stadium, ils se retrouveraient à égalité au bas fond de leur division en compagnie des pauvres Rockies du Colorado. Oui, les Rockies de Kris Bryant, il faut le faire! La saison est encore jeune, mais plus tant. Nous en sommes, bon an, mal an, au quart. Le classement veut dire quelque chose.

Nul ne semble savoir comment, quand et quoi faire pour sortir de cette crise. Il y a lieu de se demander : quelle est la direction et l’identité de cette équipe?

Une transaction qui ne passe pas sous silence

Cette fin de semaine, les Giants ont transigé avec les Guardians de Cleveland. Ils ont envoyé leur receveur Patrick Bailey en Ohio. L’athlète qui arbore fièrement le bandana est un, sinon le meilleur receveur défensif du baseball majeur.

La transaction fait réagir, car Buster Posey, leur président des opérations baseball et ancienne gloire au poste de receveur justement, semblait privilégier le monticule et la défensive dans son approche avec l’équipe. Est-ce que ça sent le move de panique, car comme le reste de l’équipe qui ne produit rien en attaque, c’est du côté du bâton que c’était laborieux pour Bailey et qu’on amène un receveur plus offensif pour le remplacer? Oui, le retour est intéressant avec le jeune lanceur canadien Wilkinson. Il comble un autre besoin sur la butte, car la relève à cette position est pitoyable. Cependant, de quel côté du scénario doit-on se pencher?

C’est laborieux pour le Big Three 

Rafael Devers, Matt Chapman et Willy Adames sont censés être les piliers des Giants. Ils empochent énormément d’argent pour permettre à San Francisco de remporter des victoires. Le propriétaire du club a investi pas moins de 600 millions sur ces trois hommes. Devers, Chapman et Adames se dirigent vers une saison de 32 coups de circuit. Pas individuellement, mais bien collectivement! Ce n’est malheureusement pas une blague. 

À un moment donné, il faut identifier des coupables. Récemment, mon collègue Sébastien Berrouard affirmait que l’étoile de Buster Posey pâlissait. Il a raison. Posey semble prendre beaucoup de place et il a eu son gros mot à dire en engageant un gérant recrue tout droit sorti du baseball collégial pour diriger des vétérans. 

Sans dire que les attentes étaient aussi élevées que chez les Mets, elles l’étaient quand même dans la Baie. D’où la chute brutale en ce quart de saison qui est à nos portes.

Lointaines et inaccessibles semblent être les conquêtes de la Série mondiale de 2010, 2012 et 2014.

Tags:

Buster Posey, Matt Chapman, Patrick Bailey, Rafael Devers, Willy Adames

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