Alors que le printemps s’installe enfin, le Canadien de Montréal fait vibrer le peuple québécois. Vous savez qui, jadis, faisait aussi vibrer les Québécois le printemps venu? Les Expos de Montréal.
Quand le Canadien connaissait un hiver plus difficile, les partisans de sport pouvaient se consoler en se disant que la saison des Expos allait bientôt commencer. Si le CH connaissait un hiver formidable, un peu comme ce fut le cas cette année, ces mêmes partisans se disaient que ça allait être tout un printemps avec le début de la saison de Nos Amours et le Tricolore qui avait une chance de ramener une autre coupe à Montréal.
Vous le savez, le printemps rime avec espoir et il fut un temps où l’espoir ne manquait pas au printemps à Montréal. Les temps changent, c’est comme ça…
Un qui se souvient de ces jours heureux est nul autre que l’ennemi numéro 3 dans La belle province en ce moment. On parle ici de Jon Cooper, l’entraîneur-chef du Lightning de Tampa Bay. Numéro 3, oui, car les deux premiers sont sans aucun doute Nikita Kucherov et Brandon Hagel, dans l’ordre ou dans le désordre, c’est selon. Pour revenir à Cooper, ce dernier n’avait que de bons mots pour l’ancienne formation de baseball qui a existé de 1969 à 2004.
De bons souvenirs du baseball au Canada
L’homme à la barre du Lightning est né en 1967 dans la province de la Colombie-Britannique. Il a aussi habité en Saskatchewan pour y jouer au hockey. En tant que citoyen canadien féru de sports, il garde de magnifiques souvenirs des exploits des Blue Jays et des Expos, les deux collectifs au nord du 49e parallèle.
Comme les jeunes de son époque, Jon Cooper devait jouer au hockey l’hiver et à la balle l’été. Demandez aux messieurs du même âge de votre entourage. Ils vous diront que, jeune, ils avaient comme idole Guy Lafleur et Gary Carter! C’était peut-être le cas pour le principal intéressé de ce texte, qui sait?
Bref, en répondant à la question du journaliste, l’avocat de formation avait les étoiles dans les yeux lorsqu’il expliquait à quel point il s’ennuie du club, du logo, de la mascotte et de tout ce qui y est relié. C’est senti. Au moins, il a déjà eu la chance d’assister à une partie des Expos au Stade olympique, contrairement à la plupart des lecteurs de ce blogue, trop jeune pour le faire, hélas.
Comme plusieurs d’entre nous, il garde un souvenir plus qu’amer de la grève de 1994. Foutu grève! Il y a de quoi de vraiment navrant, quand on prend le temps d’y penser, de constamment associer un club défunt à un conflit de travail.
Au moins, si cela peut mettre un baume sur son cœur, Cooper peut revoir la mascotte des Expos à chaque fois que son équipe affronte le Canadien! Après tout, elle ne fait qu’arborer un chandail et une casquette différente.



