La vie n’est pas un long fleuve tranquille. À un moment ou un autre, tout être humain passe par une phase de doutes, de remises en question et de crises existentielles de la trentaine, quarantaine ou cinquantaine.
Les athlètes professionnels n’y échappent pas. Généralement, pour eux, c’est à l’étape de l’après-carrière que c’est le plus difficile. Ils ne se sont développés et identifiés en tant qu’athlète toute leur vie. Ils ne connaissent rien d’autre d’eux-mêmes et de la vie, de manière générale, tellement ce métier est accaparent. Or, une fois les crampons accrochés, que faire de leur vie, alors qu’ils sont encore dans la force de l’âge?
Chanceux sont ceux qui réussissent à graviter encore dans le sport en tant qu’entraîneur, consultant, membre des médias, etc. Ce luxe n’appartient pas à tous. Un qui semble s’émanciper est Joey Votto. L’ancien joueur de baseball canadien n’est pas resté chez lui à se tourner les pouces, assis devant son téléviseur à regarder des parties de balle en se disant qu’il serait encore capable de frapper une rapide de Paul Skenes. Il a voyagé et s’est découvert des talents multiples que lui-même n’aurait pas soupçonné il n’y a pas si longtemps.
Se perdre pour mieux se retrouver
Votto s’est promené pas mal depuis septembre 2024. Il est allé surfer en Irlande. Il a obtenu sa certification de sushiman du gouvernement japonais lors de son séjour de trois mois au pays du soleil levant. Il a aussi obtenu sa certification d’instructeur de yoga en Espagne. Il a visité Petra en Jordanie. Il est passé par le Sri Lanka, l’Égypte pour y voir les pyramides et il a assisté à un match de criquet à Dubaï. Ce n’est pas tout.
Il a visité les installations de Auschwitz et il a passé pas mal de temps en Espagne et au Mexique pour y parfaire son espagnol. Tout cela, en plus de moult autres trucs. C’est vraiment impressionnant et surtout inspirant. Ce qu’il a apprécié le plus de toutes ces expériences a été de s’exposer au monde en étant lui-même et non le joueur de baseball. Peu ou personne ne le reconnaissait et il a fréquenté des gens qui se foutaient pas mal de son statut d’ancienne vedette de la MLB. Ça lui a rappelé qu’après tout, nous ne sommes pas grand chose dans ce bas monde, même si on a goûté à la gloire et à la popularité.
L’histoire de Votto devrait servir d’inspiration pour tous les futurs retraités. Peut-être qu’un avenir à court et moyen terme l’attend dans le domaine en tant que conférencier ou coach de vie pour tous ceux qui, le jour venu, tireront leur révérence du sport professionnel. Être la MLB, la LNH ou même la NFL, je réfléchirais sincèrement à approcher Votto pour lui demander ce qu’il pense de l’idée.



