Paul Sewald : l’autre transaction qui a tout changé en Arizona

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Félix Forget

Publié le 21 octobre 2023 à 16h00

Je vais vous avouer quelque chose d’entrée de jeu : avant le début de la saison, j’avais un pressentiment que les Diamondbacks avaient le potentiel de connaître une grosse saison. Ce n’est pas pour rien que je leur avais prédit les titres de Recrue de l’année (Corbin Carroll), de Cy Young (Zac Gallen) et de Gérant de l’année (Torey Lovullo).

Carroll va le gagner, Lovullo va être considéré et Gallen est passé proche. Je suis assez fier, d’autant plus que j’avais prédit le MVP de la Nationale à Ronald Acuna Jr.

Par contre, je vous avoue que je ne m’attendais quand même pas à les voir dans la position où ils se retrouvent actuellement. En retard 0-2 face aux Phillies dans la Série de championnat, ils ont mis leurs bottes de travail et ils ont ramené la série à 2-2.

Et quand on regarde la recette qui les a menés jusqu’ici, on parle très souvent (avec raison) de la transaction qui a amené Lourdes Gurriel Jr. et Gabriel Moreno en ville. Daulton Varsho a beau être un bon joueur de balle, les Answerbacks ne seraient pas dans cette position sans Moreno, en ce moment.

Ceci dit, j’ai envie de vous parler de l’autre transaction qui a tout changé en Arizona. Une transaction qui passe un peu sous le radar, mais dont l’importance a été capitale jusqu’à maintenant pour les DBacks.

Je parle ici de celle qui a amené Paul Sewald en ville à la date limite des transactions.

L’un des gros problèmes en Arizona cette année, ça a été l’enclos de releveurs. Le club n’avait aucun closer digne de ce nom, si bien que des gars comme Kevin Ginkel, Scott McGough et Miguel Castro se retrouvaient souvent avec la balle en neuvième manche.

Et même si ces gars-là ne sont pas de mauvais releveurs, on parle surtout de bras de profondeur. Ils étaient bons, mais ils n’étaient pas dans la bonne chaise.

En mettant la main sur Sewald, par contre, tout le monde a justement fini par trouver sa chaise. Ginkel est devenu le spécialiste de la huitième manche, Castro est utilisé dans des situations moins intenses et McGough est malheureusement blessé, mais sa fin de saison n’était pas fameuse.

Pendant ce temps-là, Sewald, lui, répond présent. Il a beau lancer des balles rapides à 92 milles à l’heure en plein cœur du marbre à répétition, il ne se fait jamais toucher.

Hier, c’est Trea Turner qui s’est fait surprendre par la « balle de feu » de Sewald. Je ne me tannerai jamais de voir des gars être dépassés par des balles qui dépassent à peine 100 90 milles à l’heure.

Si vous voulez une explication plus rationnelle, c’est l’emplacement du bras de Sewald quand il laisse partir la balle qui rend ses tirs difficiles à frapper. Ça ajoute un effet qui peut être mélangeant, un peu selon le même principe qu’Alexis Diaz à Cincinnati.

Mais au-delà de ses performances sur le terrain, Sewald est devenu une figure de ralliement en Arizona. Il dégage une grande confiance et les gars n’ont pas peur quand vient le temps de fermer les livres.

Et en plus, l’organisation a adopté le meme « It’s time for Paul Sewald to pitch », une blague qui remonte à l’époque où Sewald était un membre des Mariners et que son gérant l’envoyait systématiquement lancer en neuvième manche, peu importe ce que les statistiques avancées disaient.

On est loin de la philosophie des Rays et de Kevin Cash, disons.

Gabriel Moreno et Lourdes Gurriel Jr. ont été essentiels aux succès de l’équipe Cendrillon des séries 2023, personne ne dira le contraire. Ceci dit, on doit également reconnaître l’impact de Paul Sewald, qui est arrivé à gros prix (Josh Rojas ainsi que les espoirs Dominic Canzone et Ryan Bliss ont fait le chemin inverse), mais qui a finalement offert un bras de confiance à son gérant en neuvième manche.

Et ce soir, si les Diamondbacks ont l’avance en neuvième manche, je vous le dis tout de suite : ce sera le temps pour Paul Sewald de lancer.

Tags:

Diamondbacks de l'Arizona, Mariners de Seattle, Paul Sewald

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