Orioles is the New Black

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Maxime Lauzier

Publié le 15 août 2018 à 5h31

Les temps sont durs pour les fans des Orioles de Baltimore. L’équipe est en voie de connaître une des saisons les plus noires de l’histoire de la concession. Milwaukee (1901), St-Louis (1902-1953) et Baltimore (depuis 1954) inclus. Un peu comme la Sainte-Flanelle au hockey, le fan des Orioles doit se rabattre sur les saisons glorieuses du passé – comme celles évidemment de 1966, 1970, 1983 – ou sur un autre type d’oiseaux populaire dans la région – les Ravens dans la NFL – pour trouver un peu de réconfort…

Pire qu’en 1988

Parce que les O’s, avec un mois et demi à faire au calendrier de la saison régulière, volent très bas venant tout juste de perdre cinq parties consécutives avant le match d’hier. Dans leurs onze derniers matchs : trois victoires et huit défaites. Et même si l’orage du départ de nombreuses vedettes de l’équipe, Machado et Britton bien sûr, est maintenant passé, l’équipe de Buck Showalter, avec la moitié de son alignement régulier envolé sous d’autres cieux, a vu évidemment se poursuivre sa descente vers les bas-fonds du classement de la division Est de l’Américaine et des Majeures. Si elle poursuit à ce même rythme désolant, l’équipe pourrait avoir encaissé 114 défaites à la fin de la saison. Cela viendrait effacer au tableau des désastres, l’édition 1988 où le club des Ripken (Cal Sr. comme gérant, Cal Jr. et Billy), avait encaissé 21 défaites en autant de matchs en lever de rideau de la saison pour compléter celle-ci avec une fiche de 54 victoires seulement et 107 défaites.

En ce début de mai 1988, Billy Ripken cherche des solutions en méditant avec son bâton alors que les Orioles agonisent avec une fiche de 0-18. Photo : Jerry Watcher

Vente de feu

Le mois dernier, l’équipe a échangé six joueurs en retour de pas moins de 15 joueurs des ligues mineures. Des espoirs au potentiel variable pour les plus positifs ou encore au potentiel discutable pour les plus cyniques. Mais il y a un mot, très peu utilisé ici, qui pourtant se lit en toutes lettres dans les journaux de Baltimore. Un terme pour qualifier de manière factuelle un processus dont nous ne pouvons prononcer le nom à Montréal : reconstruction. Le processus de reconstruction en cours n’est pas sans rappeler celui de 2000 où les Orioles avaient aussi obtenu une quinzaine de joueurs dans cinq échanges. Il aura fallu 12 ans à l’équipe pour se refaire une santé.

Manny Machado a été échangé aux Dodgers de Los Angeles quelques jours après le match des étoiles en juillet dernier. Source : AP Photo/Gail Burton

Deux anciens Expos aux destins croisés

Alors que les Orioles s’apprêtent à la fin de la présente saison à amorcer le lent processus de renaissance, Dan Connelly du magazine The Athletic discute de cette difficile période qui s’amorce pour les Orioles avec Dave Dombrowski, le président des opérations baseball des Red Sox et ancien dirigeant chez nos Expos. Comme Connelly le relève avec justesse, Dombrowski est le grand manitou derrière la construction de l’équipe des Marlins de la Floride de 1997, gagnante de la Série mondiale contre toutes attentes. Aussi, de celle des Tigers de Détroit qui en 2003 avaient conclu la campagne avec pas moins de 119 défaites pour se transformer en une équipe dominante dans la Centrale de l’Américaine entre 2006 et 2014. Le travail de Dombrowski, autant sous les palmiers que dans la ville de l’automobile, peut inspirer un autre ancien Expos : Dan Duquette, directeur général des Orioles. Duquette, s’il n’est évidemment pas reconduit aux limites de la ville à la fin de la saison, devra « remplumer » son club et trouver une façon de ramener l’équipe à un niveau compétitif.

Dombrowski et Duquette, deux anciens Expos aux trajectoires croisées. Photo : Boston Herald

Source : The Athletic

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