Pendant que les Mets de New York ont les yeux fixés vers leur futur, Bo Bichette, lui, tente de sauver sa saison en demeurant les deux pieds bien ancrés dans le moment présent.
Ayant choisi New York alors qu’il avait le choix de sa destination des prochaines années, Bichette n’a pas fait le choix le plus judicieux, on va se le dire. Le joueur d’intérieur a privilégié les dollars et il doit le regretter amèrement aujourd’hui, constatant la piètre fiche de son équipe.
Bichette refuse de se prononcer sur son avenir à ce moment-ci, car il espère encore améliorer ses performances d’ici la fin de la saison actuelle. Se retrouvant au sein d’un vestiaire regroupant de nouveaux visages résultat d’une vente d’actifs prévisible à la date limite des transactions, l’ancien des Blue Jays de Toronto vit une situation inhabituelle dans son cas.
À Toronto, depuis ses débuts dans le baseball majeur, jamais il n’avait vu son équipe baisser les bras au cœur de la saison. Cette situation met encore plus d’emphase sur le fait que Philadelphie aurait été une bien meilleure ville pour lui afin de donner un second souffle à sa jeune carrière.
Les choses étant ce qu’elles sont, cessons de tourner le fer dans la plaie. Pauvre Bo, il a eu les yeux plus grands que la panse.
L’athlète de 28 ans est conscient que s’il avait contribué aux succès de son équipe avec plus de régularité et d’aplomp, les choses auraient pu être différentes. Les Mets n’ont pas navigué avec le vent dans le dos très souvent cette saison et c’est en grande partie de leur faute à eux. L’organisation a fait de mauvais choix et s’est placée dans une posture affaiblie par rapport à des rivaux tels les Braves d’Atlanta et les Phillies de Philadelphie. Même les Marlins de Miami et les Nationals de Washington ont mieux paru qu’eux en 2026.
Avec un dossier de 51-66, seuls les Giants de San Francisco et les pauvres Rockies du Colorado ont fait pire qu’eux cette saison.
Comme il bénéficie d’une option de sortie après cette saison et la prochaine, Bichette contrôle sa propre destinée comme ce fut le cas au terme de la dernière campagne. Osera-t-il demeurer un membre de l’organisation new-yorkaise ou cherchera-t-il à améliorer son cas en trouvant un meilleur club où poursuivre sa carrière?
Les Mets se retrouvant maintenant dans une situation de quasi reconstruction (l’avenir de Francisco Lindor est aussi remise en question là-bas), la décision de Bichette influencera grandement la suite pour cette organisation qui a rarement prise de bonnes décisions au cours des dernières saisons. Il est temps pour eux d’orienter leur vision dans une direction plus saine en s’inspirant d’équipes qui connaissent du succès sans tenter le coup de circuit à tout moment. Les Brewers, les Guardians et les Rays sont de bons exemples. Il serait pourtant facile pour David Stearns de pointer dans cette direction, lui qui a œuvré précédemment au sein de l’organisation des Brewers et même celle de Cleveland.
Le président aux opérations baseball des Mets a plus nui qu’il a aidé depuis son arrivée en 2024, mais quand tu collabores avec un propriétaire qui n’a pour but que de dépenser de l’argent sans compter, le pari est risqué.



