Dans un monde où Mark DeRosa n’est pas le gérant de l’équipe américaine de baseball, le Canada aurait affronté une autre formation en quart de finale de la Classique mondiale et le résultat aurait pu être différent.
Bon, ceci n’est que fiction car DeRosa, aussi lunatique soit-il, est bien en poste et les Américains se sont débarrassés des Canadiens afin d’affronter Vladimir Guerrero Jr. et ses coéquipiers Dominicains en demi-finale de la Classique 2026.
Brièvement, revenons sur les décisions de DeRosa qui auraient pu être coûteuses pour son équipe et pour le pays tout entier. Le gérant du Dream Team américain, avant d’affronter les Italiens, croyait son équipe déjà qualifiée pour la ronde suivante et il a décidé de reposer quelques éléments de son alignement. Mais voilà que gonflés à bloc, les Italiens sont tombés à bras raccourcis sur la formation américaine, remportant le match par la marque de 8-6. Ces derniers ont par la suite dominé les Mexicains afin de terminer au premier rang de leur groupe, forçant la tenue d’un duel Canada-USA en quart de finale et nous connaissons la suite.
Malgré le gain américain, DeRosa n’est pas tiré d’affaires car les journalistes qui suivent les activités de la formation lui rappellent à chaque jour le fait qu’il ne mérite peut-être pas de gérer une si puissante équipe en pensant que le destin couronnera ses équipiers et fera le reste du travail. Non, les Américains ne sont pas au bout de leur peine, car les Dominicains sont en mission et ils n’ont pas l’intention de cesser de festoyer à chaque longue balle frappée par l’un des leurs.
DeRosa n’a pas prouvé qu’il méritait de piloter cette formation, même s’il crie haut et fort sa fierté d’être à la barre de cette équipe formée de joueurs plus grands que grands et comment la passion lui procure une bonne dose de courage. Même s’il avoue s’être trompé (il en a rajouté une couche en voulant se justifier en se trompant sur la fiche de son équipe à ce moment) il persistera un doute dans la tête des gens qu’il n’était peut-être pas la bonne personne pour mener ce paquebot à bon port.
Heureusement pour lui, Aaron Judge veut à tout prix remporter les grands honneurs et il fera tout pour y arriver, mais ce n’est pas lui qui gère (jusqu’à preuve du contraire), car des doutes doivent aussi subsister dans la tête des joueurs eux-mêmes.
Le gérant de la formation américaine, il était là aussi en 2023, fait face à une montagne de pression et il devra rendre des comptes si son équipe n’arrive pas à terminer le travail et, au final, il aura mérité ces critiques. Si, au contraire, les Américains sortent victorieux, l’attention du public se tournera vers la performance des joueurs et DeRosa pourra retourner discrètement à sa vie d’analyste.
Mark DeRosa a connu une carrière de 16 saisons dans les Majeures, mais les chances que les gens se souviennent de lui à titre de joueur sont négligeables en comparaison à ce qui risque de se passer au cours des prochains jours.
Bonne chance, Mark.

- Le baseball majeur a tenu à rappeler les récentes défaites canadiennes.
- Jeff Hoffman se joint aux Américains.
- Gros duel en vue en Floride.
- Trois circuits en un match à la Classique mondiale : son bâton ira au Temple.
- Clayton Kershaw à la retraite avec une bière.



