Tous sports confondus, il y a de ces athlètes qui marquent les générations. Tant par leurs prouesses sur le terrain, que par leur charisme naturel. Ces dits athlètes sont attachants pour les partisans, mais encore plus pour leurs coéquipiers. Et il y a de quoi l’être! Après tout, ils traversent vents et marées ensemble. Ils se côtoient dans l’intimité. Ils gagnent des championnats main dans la main.
Quand l’heure de la retraite sonne, leur absence autour des activités de l’équipe crée un vide. Ce n’est plus pareil comme avant. Un deuil est à faire. Or, c’est le cycle de la vie et la vie est remplie de micros deuils à vivre
Un athlète qui remplit tous les critères énumérés ci-haut est Clayton Kershaw. Celui qui n’a plus besoin de présentations semble vivre le parfait bonheur depuis qu’il a accroché ses crampons au terme de la plus récente campagne. Tout récemment, à la surprise générale, l’ancien artilleur était présent dans les estrades en tant que spectateur pour assister à un match de ses anciens collègues de travail. Son ancien receveur Will Smith était ému de le voir de nouveau et il n’avait que de bons mots à son égard. Pour le citer: son absence dans l’entourage de l’équipe se fait sentir.
Un athlète comme il s’en fait peu
Clayton Kershaw a été longtemps un des meilleurs lancers de son époque, sinon le meilleur. Il a marqué la décennie 2010 : ses multiples trophées Cy Young le confirment. Certes, ses performances en séries éliminatoires n’ont pas été à la hauteur de ce qu’elles étaient en saison régulière, mais bon, dans son prime, il était beau à voir lancer. Il contrôlait les matchs splendidement.
Les années ont passées et son rôle avec le collectif diminuait. Cependant, il était toujours là, dans l’abri et dans le vestiaire avec ses coéquipiers, le sourire aux lèvres. Prêt à répondre présent quand sa présence sur le terrain était sollicitée.
On ne se le cachera pas, c’est Kershaw qui a décidé de quitter les Dodgers et non ces derniers qui l’ont poussé vers la retraite. Il y aurait toujours eu une place pour le grand gaucher dans l’uniforme blanc et bleu. Une légende de la sorte, qui représente la ville de Los Angeles pendant 18 ans, ça se respecte!
Smith le dit, il était spécial. Tant sur le terrain que dans le vestiaire. C’est normal, avec son illustre carrière, Kershaw a vu neiger et il devait être un phare dans la nuit pour ses coéquipiers. Autant sur le plan sportif qu’humain.
Il est évident qu’un joueur aussi marquant que Clayton Kershaw manque à ses pairs. Ce n’est pas pour rien qu’ils étaient tous heureux de le voir de nouveau au Dodger Stadium, tout près du terrain dans les sièges du propriétaire.
À bien y penser, c’est peut-être comme ça que l’on peut définir la grandeur d’un athlète. Quand son absence se fait presque autant sentir que sa présence, longtemps après son départ. C’est tout à l’honneur de Kershaw.



