Malgré une défaite de 5-3 subie face à la puissante machine américaine, en quart de finale de la Classique mondiale de baseball, la formation canadienne doit garder la tête haute et savourer pleinement un parcours plus que satisfaisant.
Ce match de quart de finale représentait une première pour le baseball canadien, car jamais l’équipe ne s’était rendue aussi loin dans le cadre de ce tournoi réunissant des puissances telles le Japon, la République dominicaine et les États-Unis.
Oui, les Canadiens ont manqué de munitions face aux Américains, mais ils auront bataillé jusqu’à la toute fin, Mason Miller mettant un terme au match grâce à des balles de feu.
Il faudra retenir de cette performance canadienne, que le baseball se porte bien au pays et qu’il faut bâtir sur ce que nous venons de vivre, c’est-à-dire une première place au sein de son groupe grâce à un dossier de 3-1 et une première participation à la ronde quart de finale.
Bien peu de gens croyaient aux chances de l’équipe face à un groupe de joueurs étoiles et le résultat final ne surprend personne. Pourtant, le circuit de Bo Naylor, qui resserrait le pointage à 5-3 en sixième manche, a donné la frousse à la foule réunie au Daikin Park.
Du parcours du Canada dans le cadre de cette Classique, il faut retenir la qualité des lanceurs et le brio offensif de certains joueurs tels Owen Caissie et Abraham Toro. Ce dernier a terminé la compétition avec une moyenne au bâton de .421. Bien sûr, les gens retiendront son mauvais relais au premier coussin face aux Américains permettant à ces derniers d’ajouter deux points à leur avance en troisième manche du match d’hier, mais son tournoi a démontré qu’il peut tirer son épingle du jeu dans des situations corsées.
J’ai aimé l’audace d’Otto Lopez en troisième manche qui a décidé de laisser tomber un petit ballon de Bryce Harper devant lui afin de retirer Bobby Witt Jr. au deuxième coussin. Ce jeu a démontré que les Canadiens étaient éveillés et dans le coup à ce moment là en éliminant le rapide Witt Jr. des sentiers.
Mention spéciale à Bo Naylor, qui lui aussi a connu un bon tournoi dans l’ensemble et qui a fourni une bonne dose d’espoir aux partisans canadiens grâce à sa longue balle face à Gabe Speier. On ne peut en dire autant de son frère Josh qui lui, a grandement déçu.
Comme Mike Soroka hier face à Logan Webb, les artilleurs canadiens n’ont pas été intimidés durant tout le tournoi. Contrairement au Japon, aux USA ou à la République dominicaine, le contingent d’artilleurs canadiens ne regorgeait pas de talent, même des gars comme Phillippe Aumont et James Paxton ont décidé de sortir de leur retraite afin d’aider le club à performer sur la plan international. Hier, Matt Wilkinson, un gaucher de 23 ans, a montré aux puissants cogneurs des États-Unis de quel bois il se chauffait en variant bien ses tirs. Personne ne s’attendait à cela de sa part et pourtant il a offert deux grosses manches à son gérant en gardant les siens dans le match.
Finalement, chapeau à Ernie Whitt qui a su, en quelques semaines, rallier ses troupes afin d’offrir aux partisans canadiens de grosses victoires face à Cuba et à Porto Rico. Non le Canada n’a pas à rougir de s’être tenu debout face aux Américains et de nous avoir fait espérer jusqu’aux derniers instants de ce match quart de finale.



