Dès la première manche du match d’hier soir (dimanche), la chaine semblait débarquer pour les Mariners de Seattle, lorsque George Springer a frappé le premier lancer de Bryce Miller de l’autre côté de la clôture pour un coup de circuit. Miller a ensuite accordé un but sur balles à deux des trois frappeurs suivants. Le Rogers Centre était complètement en feu.
Un pompier est cependant venu éteindre l’incendie.
En effet, Cal Raleigh a alors demandé un temps d’arrêt. Il a levé son masque sur son casque et a entrepris la marche la plus lente possible jusqu’au monticule, ne montrant aucun signe de panique, autant dans son pèlerinage vers la butte que dans sa discussion avec son artilleur.
Fidèle à son habitude, l’entraineur des lanceurs Pete Woodworth ne s’est pas pressé de se joindre à la réunion sur la butte, comme la plupart des entraîneurs de lanceurs aiment le faire puisque les visites au monticule sont limitées.
Pourquoi? Laissons-le répondre.
Parce que c’est l’équipe de Cal. Je ne remets jamais en question ce qu’il fait. Je lui fais entièrement confiance. Je ne sais même pas ce qu’il lui a dit. Je sais juste que c’était la bonne chose. C’est toujours le cas avec Cal.
Même son de cloche chez Miller.
Il n’a généralement pas grand-chose à dire. Parfois, il pense qu’il a des blagues, et je lui fais un petit rire, et je me réinstalle et je continue. Il est toujours très bon avec le timing. Je ne me souviens pas du tout de la conversation, mais je suis sûr que c’est comme ça que ça s’est passé.
Raleigh est ensuite retourné à son bureau derrière le marbre. Six lancers plus tard, les Mariners étaient de retour dans l’abri. À la suite de la présence du potentiel MVP de la Ligue américaine au monticule, les lanceurs de Seattle ont retiré 26 des 28 derniers frappeurs. C’en était alors fait des Blue Jays.
Et on n’a même pas parlé du fait qu’il a également claqué le circuit égalisateur, son 62e de la saison.



