Justin Verlander est de quatre l’an l’ainé de son nouveau patron Buster Posey et ce dernier explique que malgré les risques, il ne regrette aucunement d’avoir ajouté le vétéran lanceur à son alignement en prévision de la saison 2025.
En trois départs jusqu’à présent, Verlander n’a pas encore savouré la victoire avec les Giants, mais il continue d’attirer l’admiration de son entourage.
En entrevue au podcast The Show animé par Joel Sherman et Jon Heyman, le président aux opérations baseball chez les Giants et véritable légende vivante à San Francisco a décrit Verlander comme un compétiteur né qui n’a rien perdu de sa fougue et de son désir de vaincre au fil des années.
Bien sûr que le risque était élevé au moment de mettre sous contrat l’artilleur de 42 ans, mais les mots et le ton de la voix de Verlander ont convaincu Posey de lui donner la chance d’aider son équipe à performer à un haut niveau de compétition. Jusqu’à présent, le pari de Posey fonctionne, car sa formation bataille avec les Padres et les Dodgers pour le premier rang dans l’Ouest de la Nationale. Hier, grâce à un gain de 9-1 sur les Yankees, lors d’un duel raccourci en raison de la pluie, les Giants montrent dorénavant une fiche de dix victoires contre trois revers et ne sont qu’à un demi match des Padres, installés au premier rang.
Posey aurait pu se tromper et voir Verlander se blesser au camp d’entraînement et personne ne lui aurait reproché son audace, mais il n’en est rien et l’ajout du numéro 35 sert actuellement bien la cause des Giants.
Même si sa moyenne de points mérités est ronflante à 6.92, Verlander a tout de même retiré 16 frappeurs sur des prises en 13 manches cette saison. Son gérant, Bob Melvin, n’hésitera jamais à le jeter dans la mêlée afin de permettre aux siens de l’emporter.
L’éthique de travail de Verlander impressionne Posey, mais au-delà de sa forme physique et de sa façon de s’entraîner, la relation qu’il entretient avec son instructeur des lanceurs J.P. Martinez rassure la haute direction des Giants. Les deux hommes sont sur la même longueur d’onde, ce qui est de bonne augure pour la balance de la saison.
Une saison de baseball c’est long et la fatigue peut à tout moment s’emparer de l’artilleur qui entreprend sa 21e saison dans les Majeures. Les Giants le savent et ils prendront tout ce que Verlander pourra leur offrir et se croiseront les doigts pour la suite. Assuré d’aboutir à Cooperstown, le vétéran est conscient que les Giants sont au cœur d’une compétition féroce avec leurs rivaux californiens de Los Angeles et de San Diego pour l’obtention d’une place en séries. Nous pouvons même ajouter les Diamondbacks de l’Arizona à la discussion, une fois qu’ils auront pris leur vitesse de croisière.
Justin Verlander donnera tout ce qu’il a pour prouver à ses nouveaux patrons qu’il est en mesure de mettre toutes ses années d’expérience dans la balance, mais, en même temps, il est assez brillant pour ne pas se mettre dans le trouble en voulant pousser la machine un cran trop fort.
Buster Posey est plus qu’un poster boy à San Francisco, il est celui sur qui comptent des milliers d’amateurs des Giants afin de ramener cette concession sur la route du succès. En offrant un contrat à Justin Verlander lors de la dernière saison morte, Posey savait exactement ce qu’il faisait. Les anciens receveurs, que ce soit dans un poste de gérant ou de haut dirigeant, ont un sixième sens qui me fascine. Ces individus connaissent la game mieux que quiconque et Buster Posey peut prouver, à 38 ans, qu’il est encore plus rusé que ses confrères.
Verlander ne lancera pas au Yankee Stadium cette fin de semaine, mais il devrait débuter un match à Philadelphie par la suite.



