Ça fait déjà un bon moment qu’on sait qu’Albert Pujols veut être gérant. Le légendaire frappeur, qui a pris sa retraite au terme de la saison 2022, est resté proche du sport dans cette optique-là.
On l’a vu occuper un poste de gérant en République dominicaine au cours des dernières années… et on l’a aussi vu gérer la République dominicaine à la plus récente Classique mondiale de baseball.
L’hiver passé, son nom a circulé parmi les candidats sérieux au poste de gérant des Angels et des Padres. Ça n’a finalement pas abouti… mais cette année encore, il est vu comme un réel candidat.
On sait que Pujols a passé une entrevue avec les Astros de Houston hier, après tout. Et la question, c’est de savoir s’il serait un bon gérant dans les Majeures.
Et Tyler Stafford, lors de la baladodiffusion Crush City Territory, s’est demandé si Pujols était « trop bon » comme joueur pour être un bon gérant. Et c’est une question qui se pose.
On sait que parfois, certains grands joueurs ont de la difficulté à faire le saut dans un rôle d’entraîneur. Le fait qu’ils soient aussi naturellement talentueux fait en sorte qu’il peut être difficile pour eux de trouver des manières d’aider des joueurs à débloquer.
Ted Williams, malgré toute son intelligence baseball, n’a pas connu une tonne de succès dans un rôle de gérant… et on sait que Wayne Gretzky, au hockey, a vécu un peu le même sort.
Ça ne veut pas dire que c’est impossible, on s’entend. Martin St-Louis le démontre bien avec le Canadien : il est possible pour un bon joueur de devenir un bon entraîneur à la suite de sa carrière. Et Pujols, au cours des dernières années, a fait ses classes en République dominicaine et à la Classique mondiale.
Mais les Astros, qui ont un noyau vieillissant, ne peuvent pas se permettre de rater leur coup quant à leur prochain gérant. On verra si Pujols saura les convaincre qu’il est l’homme de la situation.



