Aaron Boone a coûté (encore une fois) la victoire aux Yankees

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Sébastien Berrouard

Publié le 1 octobre 2025 à 10h30

Crédit : Sportsnet

Après avoir perdu le premier match de leur série Wild Card face aux Red Sox de Boston, les Yankees de New York sont déjà dans une situation précaire.

Et cela est grandement dû au gérant Aaron Boone.

En effet, depuis plusieurs semaines, toute la planète baseball est au courant que les Bombardiers n’ont pas un excellent enclos de relève. Pourtant, malgré le fait que Max Fried était dominant au monticule, Boone l’a retiré du match avec un retrait en septième manche et aucun coureur sur les sentiers.

De surcroit, les frappeurs huit et neuf allaient s’amener à la plaque et Fried venait de faire mordre la poussière à Jarren Duran. Certes, le gaucher avait 102 lancers au compteur, mais il a dépassé cette marque pas moins de huit fois cette année, y compris lors de son plus récent départ contre les White Sox de Chicago.

Le frappeur suivant était Ceddanne Rafaela, qui était 0 en 2 contre Fried dans ce match et 2 en 12 dans sa carrière. À l’inverse, Rafaela a réussi deux circuits en six présences au bâton contre Luke Weaver, le remplaçant de Fried dans le match.

Sans parler du fait que le frappeur droitier affiche une moyenne au bâton de ,260 contre les lanceurs droitiers et de ,220 contre les artilleurs gauchers. Il était le troisième pire frappeur droitier de la MLB à se rendre sur les buts contre des lanceurs gauchers avec un faible OBP de ,265.

Pourtant, Boone a retiré son gaucher, son meilleur lanceur, pour avoir un un droitier chancelant dans les dernières semaines à la place.

Et ce qui devait arriver arriva.

Dans l’autre abri, le skipper Alex Cora a laissé Garrett Crochet lancer 117 tirs, le plus grand nombre par l’un des 434 lanceurs partants au cours des six dernières séries éliminatoires.  Puis, il a remis la balle à son releveur numéro un, Aroldis Chapman, pour un sauvetage de quatre retraits.

C’était du baseball à l’ancienne, comme il se doit d’être. Cora a totalement outcoaché son opposant.

En plus de l’épisode d’hier soir, rappelons que pas plus tard que l’an dernier, Boone avait saboté le premier match de la Série mondiale, coûtant peut-être le titre à son équipe. Et ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres.

Jusqu’à quand la responsabilité du gérant dans certaines défaites des Yankees en séries éliminatoires sera-t-elle tolérée dans le Bronx?

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Aaron Boone, Yankees de New York

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