Les Yankees de New York, on le sait, sont une machine à imprimer de l’argent. La popularité de l’équipe dépasse le baseball, et peu d’équipes ont davantage de revenus qu’eux dans le monde du sport professionnel.
Je ne vous apprends rien ici. Mais ça, c’est parce que vous n’êtes pas le propriétaire du club, Hal Steinbrenner.
Ce dernier, justement, a parlé aux médias aujourd’hui. Et ce qu’on retient de son point de presse, c’est qu’il prend vraiment les partisans pour des valises.
Tout d’abord, Steinbrenner a affirmé que non, ce n’est pas juste d’affirmer que les Yankees sont une organisation profitable. Il invoque le fait que le club a de grosses dépenses, ce qui fait en sorte qu’elles s’accumulent rapidement.
Rien de moins.
Le club ne s’en cache pas : il aimerait idéalement diminuer sa masse salariale, tant que le club peut aspirer à remporter la Série mondiale. Et dans les faits, on peut comprendre ces propos-là : toute entreprise aimerait payer moins pour de gros résultats.
Celle-là, ça passe encore.
Or, ce qui est particulier, c’est que Steinbrenner n’est pas fermé à l’idée d’un plafond salarial (ce qui, dans les faits, nuirait à un avantage des Yankees). Cela dit, il tient à ce que si un plafond soit instauré, un plancher salarial le soit également.
Et encore une fois, ce n’est pas exactement une mesure qui avantagerait les Yankees.
Ce qui est clair, c’est que les propos de Steinbrenner ne semblent pas exactement laisser croire qu’il est prêt à tout pour que son club remporte la Série mondiale à nouveau. Sa principale priorité, ça semble plutôt d’assurer une égalité entre les 30 clubs de la MLB et de limiter ses dépenses.
Si c’était venu du propriétaire des Rockies, ces propos-là auraient été logiques. Mais venant d’un Steinbrenner, pas besoin de vous dire que ça ne passe pas très bien dans le Bronx.



