Voici pourquoi Randal Grichuk n'est pas pourri

Actualité

Maxime Lauzier

Publié le 5 avril 2018 à 16h49

L’identité des Blue Jays semble de retour depuis que la campagne s’est mise en branle. Chez les Jays, un peu à l’instar des Rangers du Texas, de grands rivaux, cette équipe frappe avec puissance ou se fait passer dans la mitaine. Ce type de jeu excitant leur colle à merveille et les joueurs qui y sont greffés adhèrent à cette culture. Une culture en transition puisque les nouveaux éléments ajoutés sont la discipline au bâton et l’agressivité sur les sentiers.

Une culture bien présente, mais avec des ajustements

Jusqu’à présent, l’alignement actuel qu’utilise John Gibbons figure au sixième rang pour le nombre de circuits (10) et au sixième rang également pour les buts volés (5). OK. Kevin Pillar y est allé avec trois larcins lors d’un seul match, où il s’est moqué de Dellin Betances, mais tout de même. Les ajouts à cette identité s’installent tranquillement… Tout comme Randal Grichuk, l’un des nouveaux, qui étudie cette culture et qui apprend à jouer dans un nouveau rôle (jouer à temps plein).

Les Jays continuent de travailler leur discipline au bâton, eux qui se retrouvent au troisième rang (des pires) à ce niveau. Et disons que le Grinch n’aide pas la cause. Lui, c’est le cas de le dire, en ce moment, c’est tout ou rien. Au moment de composer ses quelques mots, il a cogné deux coups francs, dont une longue balle. Il a été retiré sur trois prises à neuf reprises… Disons que la discipline au bâton n’est pas sa tasse de thé. Ce qui représente exactement les Jays (qui visent à améliorer cette facette) : tout ou rien.

Mais…

L’identité ne s’arrête pas là. Les Jays adorent faire avancer des pions sur l’échiquier, même si le frappeur doit se sacrifier pour le faire. Un ballon-sacrifice et un roulant qui permet au gars sur le deuxième coussin d’avancer sur le troisième. Puis ça, même s’il frappe pour seulement .087, Grichuk l’exécute à la perfection. Contre les White Sox mardi dernier, dans un gain de 14-5, le voltigeur a exécuté ces manoeuvres parfaitement avec un roulant vers le deuxième, qui a poussé Yangervis Solarte au troisième… Puis, en huitième manche, il a claqué un ballon-sacrifice qui a poussé Josh Donaldson au marbre et Justin Smoak au deuxième.

https://twitter.com/ShiDavidi/status/981353560653705217

Grichuk a 26 ans, il est en mode apprentissage et même s’il a ajouté quelques erreurs à son palmarès, ces deux présences-là, entre autres, m’ont permises de voir beaucoup de positif dans son développement. C’est facile de cataloguer le joueur comme étant pitoyable lorsqu’on analyse ses statistiques, mais en analysant en profondeur ses présences dans le rectangle des frappeurs, on peut comprendre bien des choses.

L’art de faire les petites choses.

Tags:

Articles similaires