Voici pourquoi les Jays ne méritent pas d'être enterrés

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Maxime Lauzier

Publié le 17 mars 2018 à 15h00

Suis-je fou? Probablement! La plupart diront que oui. Personnellement, j’avoue qu’un brin de folie m’habite. Même si mon amour pour les Nats ne cesse d’augmenter grâce à leurs dénigreurs, l’équipe que je chéris depuis le début des années 90 a toujours sa place dans mon coeur. Cette franchise m’a fait vivre tellement de moments intenses, qu’elle fera toujours partie intégrante de ma vie.

Parfois, l’être humain est moins objectif lorsqu’il est en amour avec un individu, ou une franchise sportive. Toutefois, pendant mon absence d’hier, pour des raisons familiales, ma tête a cogité. Avec les textes du Tank, au sujet des Yankees, et de J-F Charles, sur les Red Sox, je ne pouvais pas demeurer immobile. D’ailleurs, je me suis demandé ceci : et si les Jays étaient en avant de la parade en 2018? C’est à ce moment précis que je vous autorise à me traiter de fou.

Clairement dans l’ombre des Yanks et des Sox, en plus d’une saison 2017 moche et d’un plan douteux du duo Atkins-Shapiro, personne vivant sur la sphère baseball n’imagine cette équipe lutter pour une place pour le bal d’automne. Personne… sauf moi. Les astres pourraient être alignés pour ce groupe TRÈS sous-estimé par tous les spécialistes et les amateurs. Mais moi, je nage à contre-courant, diront certains. Je vois en cette mouture 2018 une lueur d’espoir, et ce, pour plusieurs raisons.

Je crois vraiment en cet athlète. Photo : USA Today Sports Images

La première se nomme Josh Donaldson. Un catalyseur et un leader hors pair. Oubliez les rumeurs au sujet d’une possible blessure au mollet. Monsieur Bringer a la motivation au summum. Il veut vivre l’instant présent, sans penser à son prochain pacte. D’ailleurs, dans le passé, plusieurs joueurs ont connu une saison fracassante à l’aube de leur autonomie. Pensons à J.D. Martinez, Eric Hosmer ou Mike Moustakas en 2017… Pour moi, c’est inévitable : MVP sera au sommet de son art et offrira une campagne digne d’un MVP.

La rotation et l’enclos

Avec le retour en santé d’Aaron Sanchez (souhaitons que ça demeure ainsi), l’étoffe de Marcus Stroman, le talent du peintre Marco Estrada et J.A. Happ qui devrait offrir quelques beaux flashs sur la butte, je suis confiant. Confiant que cette rotation démontre son savoir-faire afin de faire taire ceux qui critiquent celle-ci. Un noyau qui a pourtant beaucoup d’étoffe. L’enclos contient des bras très séduisants comme ceux de Biagini, Oh et Tepera… Sans omettre le prince du Mexique, Roberto Osuna. Le numéro 54 pourrait certes atteindre les 45 sauvetages, lui qui en a emmagasiné 39 en 2017. Incroyable, surtout qu’il a traversé une période anxieuse importante.

Pillar et Grichuk

Puis… si vous me lisez de façon assidue, vous avez sans doute parcouru l’un de mes billets où j’étale la forte possibilité de ce groupe de renouer avec la puissance? J’y crois. Je crois que cette équipe frappera avec beaucoup d’autorité. Curtis Granderson, malgré l’âge, claque encore avec puissance et est toujours endurant. Randal Grichuk et Kevin Pillar feront soulever la foule du Roger avec tous les catchs spectaculaires qu’ils réaliseront. Au bâton, le Grinch pourrait claquer entre 25 et 30 bombes. Bref, ils seront deux favoris de la foule.

Beaucoup le sous-estime, mais il pourrait devenir un rouage très important. Photo : Blue Jays Twitter

Il y a aussi du punch ailleurs

Si Justin Smoak se présente dans les mêmes dispositions que l’été dernier, il pourrait encore rayonner en 2018. La confiance est installée et le premier coussin lui appartient. Kendrys Morales, lui, amorcera une deuxième campagne dans la Ville-Reine, donc sa prestance devrait être plus élevée.

Russell Martin? Personne ne guide aussi bien un artilleur que lui.

Le restant de l’avant-champ? J’adore la profondeur. Et même si Tulo et Travis se ramassent encore à l’infirmerie, j’adore les ajouts de Yangervis Solarte et Aledmys Diaz. Deux pions de profondeur de qualité, qui pourraient s’imposer comme des joueurs réguliers amenant un dynamisme supplémentaire au groupe.

L’histoire des « SI »…

Seront-ils aussi intimidants que les Yankees? Non! Seront-ils aussi complets que les Sox? Non! Ils seront les Jays. Une équipe dynamique, qui frappe avec puissance et qui croit en son identité.

Il y a beaucoup de « si » et on ne va pas loin avec ces deux lettres. Mais qui n’a aucun « si » au sein de son équipe. Sans pression, cette équipe pourrait se servir des Yanks et des Sox pour se faufiler en deuxième position de l’Est de l’Américaine.

Bref, je suis prêt à prendre le pari, même si je suis probablement seul sur ma planète… ou dans mon champ gauche.

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