Un parcours loin d’être ordinaire jusqu’aux Majeures pour Alek Manoah

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Daniel Birru

Publié le 27 mai 2022 à 20h00

En 2019, les Blue Jays ont pu compter sur un solide et brillant dépisteur qui venait de voir quelque chose de spectaculaire pour mettre la main sur un lanceur d’exception qui sortait à l’époque de l’Université de la Virginie-Occidentale. Trois ans plus tard, celui-ci joue déjà à Toronto.

Il est en ville depuis un an déjà et disons que les résultats dépassent les attentes.

Pour accéder aux Majeures, Alek Manoah a su faire preuve de beaucoup de patience et de résilience après son parcours au secondaire. Il a d’abord essayé d’être repêché en sortant de l’école secondaire, en 2016, mais n’a pas été sélectionné. Il est par la suite retourné sur les bancs d’école, s’enrôlant dans le programme des Mountaineers de la Virginie-Occidentale, où il a passé les trois prochaines années à se développer en tant que joueur.

C’est lors de son temps passé chez les Mountaineers qu’il a été découvert par plusieurs dépisteurs des Majeures, qui voulaient à tout prix ramener le jeune Manoah dans leurs rangs. Un en particulier a été plus persévérant pour mettre la main dessus : Steve Sanders, directeur du dépistage amateur des Blue Jays. Il a tout de suite contacté un de ses collègues pour l’inciter à venir voir les performances du jeune lanceur.

« Pendant une heure, il n’arrêtait pas. Je ne pouvais pas placer un seul mot », explique Tony Lacava, vice-président sénior au personnel des joueurs, au sujet de Sanders. Il mentionne qu’il ne l’avait jamais entendu parler de la sorte auparavant, lui qui est assez réservé en général.

Cette année-là, les Blue Jays détenaient le onzième choix au repêchage. Sanders avait eu la chance de voir Manoah sur le monticule à quelques reprises, au début de la saison 2019, mais allait apprendre quelques mois plus tard qu’il n’avait encore rien vu de l’as lanceur.

Au fil des départs, Manoah ne faisait que continuer de s’améliorer. Ses statistiques s’amélioraient de match en match, de manche en manche, et Sanders savait tout de suite qu’il était témoin d’un jeune lanceur d’un talent rare. Il a été déterminé à amener Lacava le voir jouer, lui qui demeure pas trop loin de la Virginie-Occidentale, pour avoir ses impressions.

Sur place, les représentants des Jays ont vraiment aimé ce qu’ils ont vu. Ils lui ont fait part de leurs intentions de bien travailler avec lui s’ils arrivaient à mettre la main dessus, lui permettre de suivre un programme individualisé, ce qui l’a grandement intéressé. Même s’il avait la chance de finir dans le top-10, les équipes qui y figuraient lui proposaient plutôt de suivre un programme avec plusieurs étapes, et ils ne voulaient pas attendre encore cinq ans avant de lancer dans les Majeures.

Après des hauts et des bas vers la fin de son parcours universitaire, Manoah a continué de générer beaucoup d’intérêt auprès de multiples équipes de la ligue. Le jour du repêchage, deux en particulier sont passées à un poil de le sélectionner (les Rangers et les Braves, au huitième et neuvième rang), mais ont finalement décidé de prendre une autre direction. Au grand plaisir de Steve Sanders.

Même si Sanders est présentement dans l’organisation des Pirates de Pittsburgh, le repêchage d’Alek Manoah demeure l’un de ses plus grands accomplissements en carrière, et le jeune homme fait aujourd’hui partie d’un des gros morceaux de la rotation des Blue Jays.

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Alek Manoah, Blue Jays de Toronto

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