Un an plus tard, l'incident homophobe a changé Kevin Pillar

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Maxime Lauzier

Publié le 24 avril 2018 à 14h30

La date du 17 mai 2017 restera gravée à jamais dans l’encéphale de Kevin Pillar puisque lors de cette journée printanière, il a hurlé des insultes homophobes à Jason Motte. L’organisation torontoise a pris la décision de suspendre elle-même, pour deux joutes, l’un de ses joueurs les plus adulés. Après cette sanction, Pil a juré que les gens auraient une meilleure version de lui-même. C’est-à-dire, bien gérer ses émotions.

Récemment, Ken Rosenthal est revenu sur ce chapitre, où Pillar s’est retrouvé sur toutes les lentilles mondiales et s’est livré afin de conscientiser les gens. Après ce bref récit, Pillar a contacté Billy Bean, pas celui des A’s, mais le bras droit de Rob Manfred, qui a déclaré son homosexualité à la fin de sa carrière. Surperman cherchait une méthode pour réparer son geste.

https://twitter.com/brock_mcgillis/status/988442022284529664

La première chose que je lui ai dite était que ça aurait pu arriver à 749 autres joueurs. Ils ont tous appris une leçon, malheureusement ou heureusement, à ses dépens! – Bean

En quelque sorte, Bean lui a dit de porter le flambeau, de devenir un leader de tous ceux et celles qui luttent contre ce type de propos injuriant. À l’époque où Bean enfilait un maillot de la MLB, l’un de ses gérants utilisait le qualificatif utilisé par Pillar tous les deux mots. Bref, en jouant pour les Blue Jays, la seule équipe des Majeures au Canada, Pillar devient le porte-parole parfait.

Faire la paix

À partir de là, Pillar a donné environ 6000$ de son salaire de 550 000$ à un organisme. Il a fait un acte symbolique en jouant le rôle de receveur lors de lancer protocolaire de Muchelle Cherny, la trésorière de l’un de ces groupes de défense (Pride Toronto). Le 24 juillet dernier, le numéro 11 des Geais bleus a rencontré un groupe de 20 jeunes adultes de la communauté LGBT de Toronto. Pillar a tenu à ce que Bean y soit afin de raconter sa propre histoire.

Pillar a fini par prendre le relais et il a jasé avec eux pendant plusieurs minutes. On lui a demandé la raison derrière ses paroles. Dans la discussion, il a aussi parlé de sa vie et de la grossesse de sa femme. Bref, le voltigeur vedette a compris comment ces gens-là se sentaient. Pourquoi ils se battaient avec autant de caractère. Ce chapitre plus positif que le premier a permis à Kevin Pillar de faire la paix avec lui-même et de devenir une meilleure personne. D’ailleurs, ces gens-là ont tous porté le chandail de Pillar à la suite de cette réunion.

Dites-vous que le facteur humain est venu atteindre Kevin Pillar de plein fouet. Avant ces paroles envers Motte, il frappait pour .305… et ensuite, ce fut la chute du faucon. Sa moyenne lors des 26 joutes suivantes a indiqué .148. De son propre aveu, ç’a affecté son jeu, sa femme et son entourage. L’important c’est qu’aujourd’hui, Pillar est devenu une meilleure personne et un meilleur citoyen, grâce à ces personnes de haute qualité.

On appelle cela la résilience.

Source : TheAthletic

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