Depuis qu’il a été libéré par les Blue Jays, on pourrait croire que Troy Tulowitzki est tombé dans la Fontaine de jouvence. Tout le monde semble en effet vouloir s’arracher ses services en espérant que ses mollets tiennent le coup et qu’ils puissent accomplir de nouveaux petits miracles.
Tout le monde… je veux dire plus d’équipes que je n’ai de doigts dans une main, on s’entend.
Ce n’est pas étonnant quand on prend le temps d’y penser. Tulo ne commandera pas un gros salaire – il acceptera sans doute de travailler au salaire minimum puisque les Jays lui verseront pas moins de 38 millions de dollars dans les prochaines années – et l’idée de retrouver ne serait-ce qu’une partie du joueur qu’il était au tournant des années 2010 est suffisante pour le mettre sous contrat.
C’est donc le cas des Pirates, qui ne sont pas très expérimentés au poste d’arrêt-court. Leur régulier Jordy Mercer maintenant parti à Detroit, les Bucs se retrouvent dorénavant avec Kevin Newman et Erik Gonzalez pour pourvoir le poste névralgique.
Cela va donc sans dire qu’un peu d’aide ne serait pas de refus.
Une question de contacts
Le nom des Pirates est déjà crédible en raison de l’espace dans l’alignement, mais il ne s’agit sûrement pas de la raison principale de l’intérêt de l’équipe de la Pennsylvanie.
Ceux qui suivaient religieusement le baseball des années 2000 se souviennent peut-être que le gérant des Rockies de ces années-là (soit les premières années de Tulo dans les Rocheuses) se nommait Clint Hurdle. Il s’agit du même homme qui dirige aujourd’hui… les Pirates.

Celui qui a travaillé de 2002 à 2009 avec les Rockies a donc été le premier gérant de Tulo dans les Majeures. Ces saisons-là (notamment l’année 2007, celle de la Série mondiale perdue face aux Red Sox) ont fait de Tulowitzki le joueur et l’homme qu’il est devenu.
Les Pirates sont-ils à un Tulo près de battre les grosses équipes de leur division? Non. Mais si l’ancien des Rockies peut reprendre confiance sous les ordres de son ancien gérant, le risque en vaut la chandelle.
Source : The Score
