Les Yankees de New York n’avaient pas le choix de ramener l’agent libre Cody Bellinger dans leurs rangs s’ils voulaient demeurer compétitifs dans une section Est de la Ligue américaine des plus relevées.
Mais en considérant la structure punitive de la taxe de luxe dans la convention collective actuelle, ce contrat de cinq ans d’une valeur de 162,5 millions de dollars accordé au voltigeur étoile pourrait s’avérer un cadeau empoisonné.
En effet, au début de la saison morte, le propriétaire des Bombardiers, Hal Steinbrenner, aurait voulu réduire la masse salariale de son club par rapport à 2025 (environ 319 millions de dollars). Tout cela avec l’objectif de la faire descendre en dessous du troisième seuil de la taxe de luxe, qui se situe à 304 millions de dollars.
Mais ce ne sera pas le cas, loin de là, entre autres en raison du retour de Bellinger dans le Bronx. Ce dernier recevra des salaires annuels d’environ 32,5 millions de dollars en 2026 et 2027 ainsi qu’un bonus de signature de 20 millions de dollars.
Puisqu’un grand pourcentage de la somme totale sera payé tôt dans le pacte, l’impact sur la taxe de luxe sera de 48,55 millions de dollars en 2026. Cela poussera donc les Yankees au-dessus du dernier seuil de la taxe de luxe et comme le club est un récidiviste à ce niveau, New York fait face à des paiements punitifs astronomiques.
La formule actuelle est punitive pour les paiements anticipés, mais pas pour les paiements différés sur 375 ans. On salue les Dodgers de Los Angeles au passage.
On verra comment Steinbrenner et ses ouailles géreront ce dossier, mais avec ces pénalités attendues, cela pourrait faire dérailler les plans des Yankees d’ajouter de la profondeur au bâton, surtout du côté droit du marbre, ainsi que sur la butte.



