Shohei Ohtani continue d’en mettre plein la vue des deux côtés de la balle dans les stades de la MLB cette saison. Mais voilà qu’un autre évènement à l’extérieur du terrain vient teinter une année et demie déjà mouvementé à ce chapitre pour le Japonais.
En effet, Ohtani et son agent, Nez Balelo, sont au centre d’un procès intenté devant le tribunal de circuit d’Hawaï, les promoteurs Kevin J. Hayes Sr. et Tomoko Matsumoto affirmant que le duo aurait usé de son influence pour déstabiliser et finalement démanteler le rôle des plaignants dans le projet, sans autre raison que pour des intérêts financiers.
Mais de quel projet parle-t-on?
Le Vista at Mauna Kea Resort, le point central de cette tempête juridique, est décrit dans les propres documents marketing du projet : « Shohei Ohtani agira en tant que porte-parole du projet et s’est engagé à acheter l’une des 14 résidences du projet. Il a également l’intention de passer beaucoup de temps à The Vista pendant la saison morte et construira une petite installation de frappeurs et de lanceurs pour l’entraînement présaison. »
Selon la plainte rapportée pour la première fois par The Japan News, les promoteurs allèguent que Balelo aurait demandé de plus en de concessions de la part de Hayes Sr. et Matsumoto avant d’exiger que leur partenaire commercial, Kingsbarn Realty Capital, les retire de l’accord.
La valeur du dossier est de 240 M$.
La poursuite accuse Ohtani et Balelo d’ingérence délictuelle et d’enrichissement injuste, brossant un tableau de tensions croissantes qui ont culminé quand le Nippon et son agent auraient essayé de nuire au projet en s’associant dans une deuxième entreprise voisine.
Cette affaire concerne l’abus de pouvoir. Les défendeurs ont utilisé des menaces et des poursuites sans fondement pour forcer un partenaire commercial à trahir ses obligations contractuelles et à dépouiller les plaignants du projet même qu’ils ont conçu et construit. Les accusés doivent être tenus responsables de leurs actes, et non protégés par la célébrité ou des agents en coulisse agissant en toute impunité. Les plaignants intentent cette action pour exposer l’inconduite des défendeurs et pour s’assurer que les règles de contrat, de traitement équitable et de responsabilité s’appliquent également à tous, qu’ils soient célèbres ou non.
Bien qu’Ohtani n’ait pas encore commenté publiquement et que rien n’ait été prouvé devant les tribunaux, il n’y a jamais de fumée sans feu, et disons qu’avec l’histoire de l’interprète d’Ohtani l’an dernier, ça laisse un goût amer en bouche.



