Même si les Brewers de Milwaukee, les Rays de Tampa Bay et les Guardians de Cleveland nous ont habitué au fil du temps à de belles percées en séries éliminatoires, le baseball automnal version 2026 nous donne droit à du jamais vu, car les trois équipes sont toujours vivantes et ce, en séries de championnat.
Ce qui est encore plus remarquable est de constater avec quelle autorité les Brewers se sont débarrassés des double champions du monde en quatre petites parties. Définitivement, les séries de championnat 2026 riment avec l’émergence des petits marchés.
Est-ce que cette nouvelle réalité changera le cours des prochaines négociations dans le baseball majeur? Je ne croirais pas, mais au moins cela démontre que des concessions bien gérées peuvent faire leur place dans un monde où l’argent a pris toute la place.
Je n’ai rien contre les Dodgers (au contraire), car ils ont su profiter avec ingéniosité de ce que les règles du jeu (administrativement parlant) leur ont permis. Je les voyais même remporter un troisième titre consécutif en 2026 après l’ajout du lanceur Tarik Skubal. De voir les Brewers faire tomber ce monstre sacré à grands coups de jeux de base et d’efforts rend ce sport encore plus sympathique à mes yeux. Oui, il faudra tirer des leçons des présentes séries et se dire qu’il y a espoir de voir des formations moins bien nanties financièrement s’en sortir avec les grands honneurs.
Ni les Brewers, ni les Rays n’ont goûté au titre ultime depuis leurs débuts, tandis que le dernier gain des Guardians en Série mondiale remonte à 1948. Les Indians du temps avaient alors pris la mesure des Braves de Boston en six parties et cela même si leur lanceur étoile, Bob Feller, n’avait pu remporter aucun de ses deux départs. Nous parlons ici d’une autre époque.
Au cœur d’une division qui a gagné en respect, les Brewers de Milwaukee ont prouvé en 2026 qu’ils formaient une formation tricotée serrée et qu’il fallait les prendre au sérieux. Pat Murphy, tel un vieux loup de mer, a su mener son club à bon port. Dans leur cas, comme dans celui de leurs prochains adversaires, 4 petits gains les séparent du titre ultime.
Pourquoi des équipes comme les Pirates de Pittsburgh et les Reds de Cincinnati, qui évoluent aussi dans de petits marchés, n’arrivent pas à faire ce que les Brewers ont réalisé depuis les dernières saisons? La réponse se retrouve dans la question, car les Brewers ont navigué avec intelligence en s’assurant de toujours (ou presque) prendre les bonnes décisions en permettant à leur gérant d’avoir sous la main les meilleurs outils en lien avec le travail à accomplir.
La relève des Brewers est remarquable sans pour autant compter sur des individus qui coûtent la peau des fesses comme c’est le cas avec Edwin Diaz chez les Dodgers. L’alignement offensif du club n’est pas chromé comme c’est le cas de tant d’autres équipes. Et pourtant, les frappeurs de l’équipe prouvent, match après match, qu’avec des bâtons bien aiguisés, il est possible d’accomplir de grandes choses.
La présence des Brewers, Rays et Guardians prouve aussi que la petite balle aide à remporter des parties, que tu n’es pas obligé de déchirer ta chemise à chaque élan pour bien faire. Ceci me rappelle avec plaisir la balle qui se pratiquait dans les années 80.



