En 2022, Sandy Alcantara remportait le trophée Cy Young dans la Ligue nationale. Depuis, l’as de la rotation des Marlins de Miami a été victime d’une série de blessures qui auraient pu compromettre sa carrière.
Heureusement pour ses patrons et pour les partisans des Marlins, l’artilleur de 30 ans, tel un phénix, renaît de ses cendres cette saison et s’avère être le meilleur de sa profession jusqu’à présent. Alcantara montre un dossier de 2-0 et une moyenne de points mérités de 0.00. En deux départs en 2026, il a retiré 12 frappeurs sur des prises en 16 manches lancées et il a survolé ses adversaires de façon magistrale.
Montrant sa forme des plus beaux jours, il permet aux surprenants (ou pas) Marlins de trôner au premier rang de leur division grâce à une fiche de 6-3.
Vous me voyez venir? Si la situation demeure la même et qu’Alcantara continue de dominer d’ici la date limite des transactions, les Marlins devront faire un choix très déchirant pour l’organisation, c’est-à-dire envoyer ce dernier sous d’autres cieux.
Pourquoi échanger Alcantara alors que l’équipe débute un cycle de respectabilité et est susceptible de se battre pour les séries pour les années à venir, en vertu d’une groupe de jeunes joueurs affamés? La réponse est simple et douloureuse à la fois : le contrat d’Alcantara avec les Marlins prendra fin à la conclusion de la présente campagne et il est fort à parier que son agent lui suggèrera de regarder ailleurs le moment venu. Si nous le savons, il y a de fortes probabilités que les dirigeants de la formation floridienne anticipent également son départ.
Une chose est certaine, Sandy Alcantara sera l’athlète le plus en vogue à la date limite des transactions, car les équipes qui voudront ajouter un bras élite à leur rotation auront les yeux rivés sur lui. D’ici là, les partisans des Marlins pourront se délecter de ses prestations, même si ce dernier ne semble pas croire en l’appui de ceux-ci.
D’ici la populaire date limite des échanges, les Marlins devront capitaliser sur la présence de leur as et engranger le plus de victoires possible afin de bien se positionner au classement et ainsi chauffer les Braves, Phillies et Mets de ce monde d’ici la fin. Les jeunes Marlins ont prouvé dans un passé pas si lointain qu’ils ne sont pas intimidés par les gros bras dans l’Est de la Nationale et qu’ils peuvent tirer leur épingle du jeu malgré une adversité omniprésente.
Pour l’heure, Sandy Alcantara poursuivra son travail de domination et il servira d’inspiration pour un groupe de joueurs ne comportant aucune super vedette. Les Marlins, tout comme les Brewers et les Guardians, excellent dans l’art de jouer de la petite balle, c’est-à-dire exécuter avec précision et régularité les jeux de base. Cette méthode, quasi ancestrale, rapporte encore des dividendes en 2026, malgré le fait que ces formations font rarement les manchettes.
De voir les Marlins, qui devront fort possiblement se passer des services d’un lanceur élite qu’ils ont vu grandir, me fait penser aux Expos de Montréal. Ils ont eux aussi vécu cette triste réalité à répétition, n’offrant pas beaucoup de marge de manœuvre à l’organisation pour prendre son envol.


