Ross Atkins s’est porté à la défense de John Schneider (avec passion)

Actualité, Blue Jays

Charles-Alexis Brisebois

Publié le 18 mai 2024 à 12h30

Ce matin, le DG des Blue Jays de Toronto, Ross Atkins, s’est pointé devant les médias afin de faire un bilan du premier quart de la (décevante) saison régulière des siens.

Même les joueurs commencent à manquer de mots pour s’expliquer.

Il y a beaucoup de matériel à retenir… mais il n’y a pas grand chose qui va servir à apaiser la colère des fans torontois dans tout ce qui a été affirmé en près de 30 minutes par le DG.

Qu’est-ce que je retiens de sa conférence de presse inutile?

1. Questionné sur l’attaque de son club, Atkins a reconnu que des joueurs devaient se lever pour faire fonctionner l’équipe. Cependant, il se dit quand même encouragé par ce qu’il voit à certains égards.

Il prêche la patience, en gros.

Dans une succession de paroles vides, il a affirmé qu’il y avait un sentiment d’urgence qui doit se mettre en marche le plus rapidement possible pour faire gagner le club.

Mais il aime la façon dont les joueurs travaillent pour avoir des bons comptes et la façon dont ils font travailler les lanceurs adverses. Évidemment, il n’a pas parlé du manque d’opportunisme avec des gars en position de marquer et il ne s’est pas formalisé outre mesure du manque de puissance.

2. Selon le DG, ce qui se passe n’est pas la faute des entraîneurs. Il aime le travail qu’ils font et le dévouement qu’ils démontrent.

Atkins n’a rien fait pour laisser croire que John Schneider devait craindre pour sa sécurité d’emploi. Il aime le dévouement qu’il démontre en ces temps difficile et à quel point il est fort.

Il aime sa communication avec les joueurs et les décisions qu’il prend durant le match. Il l’a louangé en masse, donc.

C’est soit que le DG ne veut pas le congédier pour les critiques montent au deuxième étage, soit qu’il est vraiment content du gérant… ou soit qu’il vient de lui donner le baiser de la mort.

3. Notons aussi que c’est le gérant qui décide de son alignement. Il est aidé par les gens autour de lui, mais c’est quand même lui qui a le dernier mot sur ce qui se passe.

C’est donc visiblement lui qui a décidé de ramener Davis Schneider au premier rang de l’alignement offensif aujourd’hui et de pousser George Springer au rang #6. Voici ce que cela va donner.

Springer est probablement le seul joueur qui a vraiment été visé par le DG, ce matin. Il a dit que Daulton Varsho, Davis Schneider et Danny Jansen roulaient bien, que Vladimir Guerrero Jr. et Bo Bichette reprenaient du poil de la bête, mais que Springer devait en donner plus.

Il aime cependant la façon dont il travaille avec les entraîneurs. Non, Atkins n’est pas capable de juste passer un message : il doit absolument toujours ajouter des couches d’excuses.

4. Atkins sait que les fans sont fâchés. Il sait que les réponses qu’il donne ne font pas le bonheur des fans, mais il préfère visiblement attendre encore afin de voir si le club peut se lever.

Il croit en son club, donc.

5. Si ça continue, il viendra un moment où de grosses décisions devront être prises. Les dirigeants ne laisseront pas le bateau couler jusqu’en septembre sans rien faire.

Mais nous n’en sommes pas là.

En attendant, Atkins ne ferme pas la porte à une transaction au bon prix ou à un rappel du AAA, là où de bons joueurs performent bien. Mais le problème, c’est que le dirigeant mise trop sur des détails.

Par exemple? Le fait de ne pas avoir vu Orelvis Martinez être rappelé est notamment en lien avec le fait que défensivement, il doit s’améliorer. C’est une crainte que j’avais et voilà que ça se confirme.

Atkins dit qu’il veut le voir à un niveau acceptable au deuxième but avant de l’amener.

Si le club n’avait pas mis trop d’importance sur la défensive et se concentrait sur ses faiblesses (l’attaque), Martinez serait en haut et il aurait du temps de jeu comme frappeur de choix.

Au lieu de dire que « Daniel Vogelbach joue peu et que de donner un tel rôle à Martinez ne serait pas bon pour son développement » ou quelque chose du genre, le DG pourrait simplement penser autrement pour lui trouver du temps de jeu.

Par exemple? Donner moins de temps de jeu à d’autres gars. Envoyer Justin Turner au troisième but plus souvent pour ouvrir le poste de DH une fois de temps en temps. Ne pas faire finir les matchs à Martinez si c’est serré. Ou sinon… accepter les erreurs du jeune défensivement.

6. Le club se tire dans le pied en ce moment en focusant sur les mauvais détails au lieu de vouloir aider l’attaque. La conférence de presse n’a pas permis d’avoir des réponses claires.

Miser notamment sur « le calendrier plus facile » ne doit pas être une réponse acceptable pour « espérer remonter » dans les prochaines semaines.

Tags:

Blue Jays de Toronto, George Springer, John Schneider, Ross Atkins

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