Roger Clemens à Toronto : deux petits tours et puis s'en va

Publié le 14 décembre 2021

25 ans plus tôt, et cela ne nous rajeunit pas, les Blue Jays de Toronto faisaient une bien drôle d’acquisition en se payant pour trois saisons et 24.75 millions de $ nul autre que « The Rocket » Roger Clemens. Quel souvenir gardez-vous de son passage dans la Ville-Reine?

https://twitter.com/baseball_ref/status/1470492467938136080?s=20

Toronto plutôt que Boston ou New York

Si 24.75 millions de $ peuvent paraître dérisoires de nos jours, à l’époque, il fallait un bon portefeuille pour offrir de tels contrats. Le joueur, lui, devait avoir un sacré bon CV pour se voir offrir une telle somme.

Roger Clemens, c’était le top du top. Le lanceur venait de passer 13 saisons à Boston où il s’était fait plus qu’un nom : il était tout simplement une légende vivante. L’imposant et intimidant lanceur avait empoché 192 victoires contre 111 défaites, avait lancé plus de 2770 manches et éventé presque autant de frappeurs adverses (2590). En plus d’une MPM à peine supérieure à 3.00 (3.06), Clemens avait mis la main sur trois trophées Cy Young.

Bref « The Rocket », c’était du solide. Agent libre à l’époque après toutes ces belles années, on s’attendait à le voir se faire offrir un nouveau contrat avec les Red Sox, chose que les Red Sox n’ont jamais faite (les aspirations salariales du lanceur étaient trop élevées). Puis, certaines rumeurs de l’époque l’envoyaient chez l’ennemi new-yorkais. Les Yankees venaient en effet de renouer avec le succès (Séries mondiale en 1996) et semblaient vouloir rester en place pour de bon. Mais à la surprise générale, Roger Clemens a choisi de traverser la frontière et de s’engager avec les Blue Jays, une équipe « mystère » qui avait remporté quelques années auparavant deux Séries mondiales consécutives (1992 et 1993).

https://twitter.com/BodogCA/status/1470468714197827599?s=20

Tiens, en parlant de mystère. Clemens, qu’on soupçonne d’avoir fait usage de la seringue à cette époque, aurait-il choisi Toronto pour se mettre volontairement en retrait des projecteurs des grosses villes comme New York ou Boston, et faire sa petite sauce tranquille dans son coin au Canada?

Deux saisons parfaites

Les Yankees, Roger Clemens les rejoindra deux saisons plus tard en 1999 puisque les Blue Jays l’échangeront à New York contre David Wells, Graeme Lloyd et Homer Bush. Clemens ne passera donc que deux saisons sur les trois prévues à Toronto.

Mais en deux saisons, Clemens a probablement rendu une des plus belles copies qu’un joueur peut offrir à une équipe. Imaginez : en 67 départs, il a amassé 41 victoires contre seulement 13 défaites, une MPM de 2.33, 563 retraits au bâton (292 en 1997 et 271 en 1998) en 498.2 manches lancées, 1.061 de WHIP, un WAR à 20.1 et deux trophées Cy Young. Du grand art.

https://youtu.be/o9mgYBLpPME

C’est avec les Blue Jays que Clemens a remporté sa 200e victoire en carrière et obtenu le 3000e de ses 4672 strikeouts, en plus de quelques merveilles comme ce match contre ses anciens Red Sox.

Je n’ai pas mille souvenirs de Roger Clemens sous l’uniforme des Blue Jays (j’étais sous un autre uniforme moi à l’époque, sous l’armée française), mais en me replongeant dans l’histoire et grâce au support statistiques qu’on trouve de nos jours au quotidien, force est de constater que ça devait être quelque chose de le voir jouer durant cette période.

Même si les Blue Jays n’ont pas réussi à en profiter, les fans, eux, ont dû se régaler à chacune de ses sorties.

Que vous reste-t-il en mémoire de son passage à Toronto? Venez nous raconter.

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Par Sébastien Tabary

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