Rays de Tampa Bay : faire confiance au processus

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Maxime Lauzier

Publié le 21 juin 2019 à 13h00

Deux dossiers captent l’attention dernièrement, celui de Big Papi et celui des Rays. On s’entend que l’un est pas mal plus le fun à jaser que l’autre.

Hier, une véritable bombe est tombée. La MLB a donné son autorisation aux Rays de Tampa afin de jouer une partie de ses matchs à domicile… à Montréal.

Wow, n’est-ce pas? C’est probablement la première réaction que plusieurs d’entre-nous avons eu et avec raison. Par la suite, certains détails ont émergés et certains ont peut-être changé leur fusil d’épaule.

Analysons un peu la situation. D’ailleurs, si vous étiez à l’écoute du 91,9 Sports vers 12h50, vous aurez eu l’occasion de m’entendre sur le sujet.

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Stuart Steinberg – Photo: Rays Index

Fond de politique

La première chose dont il faut se rappeler, c’est que la saga entre l’administration des Rays et celle de Tampa Bay dure depuis 10 ans. Une décennie… vous imaginez? Il y a 10 ans, Stuart Sternberg lançait un ultimatum à la ville concernant un nouvel amphithéâtre. Nous voilà aujourd’hui, quatre, cinq, voire six plans de stades échoués plus tard et cette autorisation.

D’un côté, le maire de Tampa Bay refuse catégoriquement cette autorisation. Il n’en a que faire, pour lui, personne de l’exécutif des Rays n’a le droit de discuter avec d’autres villes concernant la possibilité de jouer ailleurs qu’au Tropicana Field d’ici 2027. Année où le bail entre les deux parties cessera. Sauf qu’entre vous et moi, si la MLB veut partir, elle le fera, bail ou pas, croyez-moi.

De l’autre, le commissaire du comté de Hillsborough affirme que ça doit cesser, que le maire est dans le champ de patates et que les Rays n’ont jamais eu l’appui politique nécessaire afin de rester dans la région. Selon lui, il y a longtemps que l’équipe aurait dû partir.

Entre les deux, il y a Montréal qui est une belle patate chaude dans les mains, mais qui est ravie du vote de confiance de la MLB.

Puis… auriez-vous vu le groupe de Bronfman refuser une telle opportunité? Si la réponse avait été non de son côté, il se serait mis un bâton dans les roues. Tout simplement.

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Cet homme a tout pour que ça fonctionne. Photo : Andrew Vaughan/CP/ABACAPRESS.COM

Une bonne chose?

Bon, plusieurs se questionnent sur cette stratégie. Personnellement, je crois très peu qu’une garde partagée soit avantageuse pour les Rays. Avoir moins de matchs au Tropicana Field n’améliora pas la situation là-bas. Le problème avec les assistances n’a jamais été au niveau du nombre de matchs, mais plutôt à la géographie du stade.

Les gens ne se déplaceront pas plus, ils ont déjà leurs habitudes et regardent les Rays à la TV. Ça me rappelle un peu la situation des Expos lorsque l’équipe jouait à Porto Rico. Certes, la situation est différente, mais je crois que vous comprenez le principe. Bref, une telle stratégie n’annonce normalement rien de bon pour la formation visée, ce fut le cas aussi avec les Kings dans la NBA.

Photo : Getty

Après tout

Parce qu’au final, s’il y une marge entre l’autorisation et la réalisation de cette garde partagée (qui n’arriverait qu’en 2023 si elle passe toutes les étapes), cette mention de Rob Manfred est tout un vote de confiance. Peu importe ce qui arrive, que les Rays soient en garde partagée pour finalement déménager, la chose se résume à ceci : la MLB voit Montréal dans sa soupe. Elle est convaincue que MTL peut aider les Rays à fleurir économiquement.

Des mots stratégiques. Des mots importants. Ils n’ont pas dit Mexico ou Portland, ils ont accepté pour Montréal et elle est là toute la différence.

Que vous soyez en accord avec cette possible garde partagée ou non, vous ne devez retenir qu’une seule chose : le baseball à MTL s’en vient.

Comment ou quand? Ça, c’est une question à laquelle je n’ai pas de réponse, mais si c’est la garde partagée, je serai au stade. J’y serai afin de démontrer que Montréal appuiera sa nouvelle équipe, que la MLB ne se trompe pas en voyant la métropole dans sa soupe.

Avant tout, c’est ça qu’on doit retenir : peu importe l’issue de cette autorisation, le dossier de Montréal est plus vivant que jamais et la MLB en est très consciente.

Faites confiance au processus.

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