Le 1er avril prochain, la MLB lancera les activités de sa saison 2021. Rob Manfred a pris le pari de voir ses équipes disputer 162 matchs en temps de pandémie.
Voici donc à quoi s’attendre de la part des différentes équipes du baseball majeur.
Au menu aujourd’hui : les Royals de Kansas City.
Encore une fois, la plus récente saison aura été décevante pour les partisans des Royals de Kansas City. En lien avec le fait que huit équipes par ligue participaient aux éliminatoires, il était pourtant légèrement permis d’y croire au Missouri. Cependant, les Royals ont fait chou blanc et ont été exclus du portrait assez rapidement même, compilant au passage une fiche perdante de 26-34.
The name of the game is pitching, et quand ton as lanceur se nomme Danny Duffy, sans rien lui enlever évidemment, il y a problème. Cela s’est reflété en 2020.
Ajouts et départs
Comme vous serez à même de le constater, les Royals ont connu un assez bon entre-saison, dans l’ombre des autres formations de la ligue. Ils ont grandement amélioré leur champ, eux qui, quand on y pense, ne comptaient que sur l’excellent Whit Merrifield à cette position au début de la saison morte.
Indéniablement, le plus gros coup du directeur général de l’équipe, Dayton Moore, aura été l’acquisition du voltigeur Andrew Benintendi en provenance de Boston. Il vient combler le champ gauche, laissé vide depuis le départ à la retraite d’Alex Gordon, un joueur dont le numéro 4 sera probablement retiré par l’organisation un jour. En lien avec cette transaction, Kansas City a perdu les services des voltigeurs Franchy Cordero et Khalil Lee, aux mains des Red Sox et des Mets respectivement.
Le joueur de premier but Carlos Santana s’amène aussi à KC. L’ancien des Indians a paraphé une entente de deux saisons d’une valeur annuelle de 8,8 millions $. Le vétéran de 34 ans vient stabiliser l’avant-champ des Royals et, en ce sens, il sera plus que le bienvenu. Une signature efficace, si l’on peut dire ainsi.
L’autre acquisition significative de l’équipe au champ extérieur est celle du champion de la Série mondiale de 2019 avec les Nats, Michael A. Taylor, et ce, pour une saison. Tout indique que le poste de voltigeur de centre lui appartient. Possédant une bonne vitesse, il cadre bien avec l’identité de l’équipe. En contrepartie, il se devra d’améliorer ses présences à la plaque, étant retiré sur trois prises plus souvent qu’à son tour.
Tout récemment, Kansas City a ramené dans ses rangs le rapide Jarrod Dyson. À l’image de Taylor, le voltigeur est un champion de la Série mondiale, soit celle de 2015 avec les Royals, justement! Il sera quatrième dans la hiérarchie des voltigeurs de la formation.
Du côté des lanceurs, le gaucher Mike Minor effectue un retour avec Kansas City, après un séjour avec l’équipe en 2017. Même s’il n’est pas la huitième merveille du monde, Minor, 33 ans, possède un bon bagage de vécu et saura agir comme mentor pour les jeunes lanceurs de l’organisation.
Enfin, les dirigeants des Royals ont décidé de ne pas retenir les services du joueur de troisième coussin Maikel Franco. Ce dernier avait pris part aux 60 rencontres de son équipe la saison dernière. Hunter Dozier semble être l’homme désigné pour le remplacer, partageant la majorité de son temps entre le champ droit et le premier but en 2020. C’est d’ailleurs à cette position qu’il avait été repêché à l’époque. Notons au passage qu’il s’est entendu sur une prolongation de contrat de quatre ans et une année d’option cet hiver.
Forces et faiblesses
Comment dire? Sans avoir de joueur tout étoile à la Mike Trout ou Bryce Harper, Kansas City possède ici et là de bons joueurs, notamment des vétérans fiables qui ont déjà gagné. Whit Merrifield est un des joueurs les plus sous-estimés du baseball et parions que s’il jouait dans un gros marché, on entendrait beaucoup plus parler de lui. Jorge Soler a gagné le titre de champion frappeur de circuit de la Ligue américaine en 2019 et est un frappeur désigné plus que respectable. Salvador Perez est un des meilleurs receveurs de la MLB, idéal pour bien encadrer la relève sur la butte.
Le meneur d’hommes dans l’abri, Mike Matheny, est une bonne tête de baseball, réputé pour son talent avec la jeunesse. Il est, de plus, apprécié de ses ouailles.
De façon neutre, plaçons ici dans la conversation le nom du joueur d’arrêt-court Adalberto Mondesi. Ok, il a connu un mois de septembre du tonnerre, or, le reste de sa saison 2020 aura été catastrophique, autant défensivement qu’offensivement. Il est censé être un pilier de l’équipe, mais rendu à 25 ans, il demeure encore énigmatique. Bobby Witt Jr., un des plus beaux espoirs du baseball majeur, viendra probablement lui subtiliser son poste plus tôt que tard.
Du côté des faiblesses, appelons un chat un chat, les Royals n’ont pas de lanceurs. Autant comme partant qu’en relève. Brady Singer, premier choix de l’équipe en 2018, a besoin de manches de travail pour se développer et le grand gaucher Asa Lacy, quatrième choix total du dernier repêchage, n’est évidemment pas encore prêt. Il sera intéressant de suivre le dossier Danny Duffy, lui qui en est à la dernière année d’un contrat de cinq saisons, ainsi que le rendement de Brad Keller.
À quoi s’attendre en 2021?
Ouf! Avec les White Sox qui semblent être le club à battre dans la division centrale de l’Américaine pour les années à venir, les Twins qui possèdent un solide effectif et les Indians qui ne sont pas à négliger malgré la perte de plusieurs éléments clefs, tout porte à croire que les Royals lutteront pour le quatrième rang de la division avec les Tigers. Sincèrement, le seul moyen de voir KC en série serait dans une uchronie et dans nos rêves. Vivement la progression des jeunes!
Au moins, les partisans des Royals gardent en tête la Série mondiale de 2015 comme doux souvenir.
