Le 1er avril prochain, la MLB lancera les activités de sa saison 2021. Rob Manfred a pris le pari de voir ses équipes disputer 162 matchs en temps de pandémie.
Voici donc à quoi s’attendre de la part des différentes équipes du baseball majeur.
Au menu aujourd’hui : les Braves d’Atlanta.
En 2020, les Braves d’Atlanta ont confirmé tout le bien qu’on pensait d’eux en réalisant une superbe saison (35 victoires contre 25 défaites) et étant plus que solides en playoffs. Tout avait pourtant mal commencé pour l’équipe de Brian Snitker qui avait vu quatre de ses lanceurs partants déclarer forfait pour la saison (Mike Soroka, Cole Hamels sur blessure, Felix Hernandez sur décision personnelle et Mike Foltynewicz sur décision interne).
Fort heureusement, le groupe est fort et regorge de talents qui ne demandaient qu’à s’exprimer et c’est ainsi qu’ont pu se révéler au grand jour des joueurs comme Ian Anderson, Max Fried , Bryce Wilson, Kyle Wright ou encore Christian Pache.
Forts sur la butte, l’offensive des Braves n’a pas été avare de points non plus. Adam Duvall et Marcell Ozuna ont connu des saisons de rêve et que dire de Freddie Freeman, qui a remporté les grands honneurs avec un titre de MVP plus que mérité. C’était vraiment beau à voir.
Tout aurait pu être parfait si, à 12 retraits d’une place en Série mondiale, les Braves n’avaient pas plié sous les coups de bâtons des Dodgers pour finalement s’incliner et laisser les potes à Mookie Betts rejoindre les Rays en finale. Mais il en fut autrement (je vous rappellerais au passage que les Braves menaient la série 3-1). Qu’importe, il est dit qu’on apprend de nos erreurs et je suis persuadé que les Braves ont fait en pas en avant dans le bon sens.
N’en déplaise à certains et aussi peu populaire soit-elle ici au Québec, l’équipe d’Atlanta, qui a mis des bâtons dans les roues aux Expos de Montréal dans les années 90, est une franchise solide et sérieuse dans la MLB. Il va falloir s’habituer à composer avec elle encore pour un bon nombre d’années.
Car oui, à l’aube de la saison 2021, les Braves d’Atlanta sont encore plus forts et encore plus ambitieux.
Ajouts et départs
Au chapitre des arrivées, les Braves ont réussi à mettre la main sur un lanceur d’expérience en la personne de Charlie Morton. Ajouter un lanceur de ce calibre à une rotation qui semble plus que solide est forcément un plus, car le Charlie Morton des quatre dernières années (deux avec Houston, deux avec Tampa) est un réel métronome et le prouve encore cette année en connaissant un bon camp printanier.
Outre Morton, Drew Smyly a lui aussi posé des valises à Atlanta pour une saison. Bon, beau et pas cher, Smyly ajoute sa patte gauche à la rotation des Braves et pourrait, s’il se fond dans le collectif et dans l’état d’esprit de la maison, contribuer lui aussi au bien-être de l’équipe.
Mais le meilleur ajout que l’équipe ait pu faire est en fait un « non-départ » puisque la direction a convaincu Marcell Ozuna de rester à Atlanta jusqu’en 2025. Plus qu’une surprise, Ozuna a été excellent en 2020 pour les Braves (18 HR, 56 RBI, des sommets dans la Ligue nationale) et a aimé la vibe au sein du vestiaire. Il ne lui en fallait pas plus pour tomber sous le charme et s’engager sur le long terme. Marcell fera un bien fou à cette organisation, car il est un joueur d’équipe.
On notera aussi l’arrivée de Jason Kipnis et de sa bonne humeur légendaire. Kip ne se plaindra jamais de son temps de jeu et sera à prêt à rendre service quand on fera appel à lui. Jake Lamb a aussi signé à Atlanta.
Côté départs, les partisans des Braves ont été surpris de voir Adam Duvall quitter le navire après son excellente saison 2020. Même sort pour Mark Melancon, parti rejoindre les Padres. Felix Hernandez est parti à Baltimore et Cole Hamels est lui, redevenu agent libre. Hormis Duvall, les pertes sont minces à Atlanta.
Nick Markakis et sa grande classe ont décidé de prendre leur retraite sportive.
Forces et faiblesses
Les Braves tenteront de réitérer leurs prouesses offensives de la saison passée. L’alignement est homogène et allie puissance et rapidité. Ronald Acuña Jr. sera encore là pour donner le ton comme premier frappeur et a toujours envie de devenir le cinquième jour de l’histoire du baseball à frapper 40 circuits et à voler 40 buts. J’aime vraiment ce joueur qui n’a peur de rien et qui en plus, fait preuve de plus en plus de maturité malgré ses 23 ans.
Derrière Acuña Jr., les lanceurs adverses devront dealer avec le sous-coté Ozzie Albies, le MVP Freddie Freeman, le puissant Marcell Ozuna, l’intelligent Travis d’Arnaud, le décisif Dansby Swanson, le colosse Austin Riley et le rookie Cristian Pache. Pache a des allures de Jermaine Dye, voire d’Andruw Jones et sera un joueur solide, croyez-moi. Tous ces joueurs jouent ensemble depuis quelques années pour la plupart et commencent à bien se connaitre, et on sait qu’au baseball, le mental est l’un des facteurs essentiels à la réussite, bien plus que les noms sur un papier.
L’autre force de cette équipe réside bien évidemment sur la butte. Mike Soroka a un nouveau tendon d’Achille et réintègrera sûrement une place de partant en cours de saison. Avec Max Fried (7-0 l’an passé et 2.25 de MPM), Charlie Morton, le surprenant et superbe lanceur Ian Anderson, Drew Smyly et Kyle Wright, les Braves ont de quoi faire. Et quand viendra le moment d’utiliser les releveurs, l’équipe n’est pas en reste avec Will Smith, Sean Newcomb, Logan Webb et Chris Martin (entre autres). Luke Jackson devrait hériter du poste de closer.
Là où le bât blesse, c’est dans la profondeur de banc et surtout en attaque. Si les titulaires se blessent, les solutions sont vite réduites pour le gérant des Braves. Si Johan Camargo et Ender Incarte sont des joueurs fiables, on tombe vite dans l’inconnu avec William Contreras, Jack Mayfield ou Abraham Almonte. Et ce n’est pas Pablo Sandoval, qui a signé un contrat de ligues mineures, qui pourra venir sauver le navire.
À quoi s’attendre en 2021?
Il va donc falloir s’attendre à retrouver une équipe qui a la bave aux lèvres dès le début de la saison. Les Braves ont rangé dans un coin de leur tête leur raté en NLCS et repartent sur du neuf, encore plus fort mentalement et prêt à en découdre.
Le baseball pratiqué par cette équipe est attrayant. La fougue du duo Acuña-Albies n’a d’égal que leur bonne humeur et leur entente, Freddie Freeman sera une nouvelle fois le porte-parole et le fier porte-drapeau de cette équipe qui aspire grandement au trophée final. Suivez de près le quatuor de lanceurs Fried-Morton-Anderson et Soroka, car ils feront des étincelles c’est certain (Anderson terminera dans le top-5 pour le Cy Young).
La route sera longue et périlleuse, mais la bande à Brian Snitker sera là. Elle ne tremblera pas dans sa division, quoiqu’en pensent les partisans des Mets de New York. Pour les Braves, la vraie saison de baseball commencera au mois d’octobre, mais il ne faudra cependant pas négliger les 162 matchs d’entrainements qui précèdent.
