La course aux séries dans l’Américaine, on le sait, est assez folle. Le dernier billet d’équipe repêchée est en jeu au sein d’une course à sept équipes.
Et dans les faits, les trois divisions ne sont pas jouées non plus. On se doute que les Rays, les Yankees et les Red Sox vont jouer du baseball automnal, mais tout le reste est à jouer.

Et si on parle souvent d’équipes comme les Blue Jays, les Mariners ou les Guardians, il est intéressant de noter que les Orioles, dans l’ombre, sont aussi au plus fort de cette course-là.
Le club, sur papier, ne connaît pas un grand mois d’août avec une fiche de 10-13. Cela dit, il y a un gars qui travaille (très) fort pour porter les O’s sur ses épaules : Pete Alonso.
Le joueur de premier but a un mois d’août absolument ahurissant, lui qui frappe pour .398 avec une MPP de 1.173 et huit longues balles depuis le 1er août dernier.
Il mène les Majeures pour à peu près toutes les catégories offensives depuis le début du mois.
Alonso, qui a été la grosse signature de l’hiver à Baltimore, est en train de s’établir comme le visage de l’équipe qui vient d’échanger Adley Rutschman. Depuis le début du mois, aucun joueur n’a un WAR plus élevé que lui.
Le voir devant Pete Crow-Armstrong, qui en ramasse une tonne pour son jeu défensif au champ centre, en dit long sur l’excellence d’Alonso au bâton.
On sent clairement qu’Alonso, même s’il n’est pas nécessairement le mieux entouré, fait tout en son pouvoir pour mener son équipe jusqu’en séries. Il est absolument inarrêtable et les Orioles doivent être contents de l’avoir.
Et les Mets de New York, qui ont vu son remplaçant Jorge Polanco être blessé toute la saison, doivent se dire qu’ils auraient peut-être dû pousser un peu plus fort pour le garder dans la Grosse Pomme…



