Neris s'amène… Neris gâche tout!

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Maxime Lauzier

Publié le 7 mai 2018 à 12h30

Hier avait lieu le dernier match de la série de trois opposant mes favoris, les Phillies, aux puissants (sur papier et non au classement) Nationals de Washington. Scénario de rêve, Jake Arrieta affrontait le toujours menaçant Maxime Scherzer. On s’attendait donc à voir un excellent duel et les deux artilleurs ont répondu à l’appel. Scherzer a livré une prestation de maître en retirant 15 Phillies au bâton! Plus impressionnant encore, celui qui a des yeux de couleurs différentes a passé seulement six manches et un tiers sur la butte.

De son côté, le nouveau venu des Phillies a fait oublier sa dernière sortie désastreuse contre les Marlins en offrant une performance digne du Jake Arrieta que l’on a connu. En six manches de travail, il a concédé qu’un maigre deux coups sûrs et deux buts sur balle à l’adversaire, tout en se permettant deux retraits sur des prises.

Bien entendu, offensivement pour les Phillies, ça a été difficile. Hernandez, Hoskins et Alfaro ont tous été passés trois fois dans la mitaine! Ouch! Cependant, dès que Scherzer a rejoint ses amis dans le dugout, les Phillies ont pu enfin mettre le bâton sur la balle et en ont profité pour faire une belle poussée de trois points. Cela leur permettait d’ailleurs de prendre l’avance 3 à 1 en début de septième, aux dépens de Solis et de Kintzler.

Jusque là, tout allait bien. Les releveurs Ramos et Morgan ont obtenu leurs holds en ne donnant pratiquement rien (un seul coup sûr) aux Nats. Garcia et Hunter ont tous deux récolté deux retraits pour l’équipe en donnant un point chacun. Cela portait donc le pointage à 4-3 en fin de neuvième manche.

Photo: Philly.com

Hector Neris s’amène… et bousille tout!

Avec Hector Neris, j’entretiens une véritable relation amour-haine. Autant que plusieurs fois, il peut être solide comme le roc et ne rien donner à ses adversaires… autant il est capable du pire. Une fois de plus, il m’a démontré qu’il n’avait pas oublié ses fâcheuses habitudes.

Il se présente donc, début de neuvième, avec un coussin d’un point. D’emblée, il accorde un simple à Matt Wieters qui sera remplacé par Rafael Bautista. Jusque là, ce n’est pas si mal me direz-vous. Ça arrive! Attendez! Ce n’est pas fini! Avec Howie Kendrick au bâton, Neris tente de surprendre Bautista au premier, mais le relais est tout croche. Résultat? Bautista se rend au TROISIÈME! Vous avez bien lu… au troisième coussin.

Suite à cette gaffe monumentale, je me disais que ça y était. Neris n’avait plus son aplomb. Il n’avait plus l’étoffe pour sceller l’issue de la rencontre et permettre aux Phillies de remporter la série de trois matchs face à leurs rivaux de division. Nous disions donc : Howie Kendrick est au bâton. Neris l’atteint tout de suite après sa tentative de pickoff raté avec une rapide à 95mph. Suite à cela, Michael Taylor obtient lui aussi une passe gratuite. Après avoir frappé une fausse balle sur le premier lancer, Taylor a seulement eu à regarder les quatre tirs suivants pour gambader vers le premier.

Ce n’est pas fini!

Si vous n’avez pas regardé les highlights, vous ne me croyez sans doute pas. Je vous jure que c’est vrai! Neris a trouvé le moyen de remplir les coussins – sans avoir obtenu de retraits, en passant – en onze petits lancers! ONZE! Suite à tout ça, notre valeureux Hector donne un autre but sur balles à Pedro Severino qui venait frapper pour Sean Doolittle. C’est maintenant 4 à 4. Deuxième sauvetage bousillé pour Neris. Son premier date de la série contre les Braves alors que Markakis avait scellé l’issue de la rencontre en neuvième avec un walkoff bon pour trois points alors que le score était de cinq partout.

https://twitter.com/ToddZolecki/status/993235733497466881

Une petite visite au monticule s’impose et c’est exactement ce qu’il fallait : changer de lanceur. Mais non! Le staff des Phillies n’en fait rien et laisse le bon vieux Hector sur le monticule. Le gars ne pouvait pas continuer de lancer, il ne savait même pas où se trouvait le marbre. Bref, ce n’est pas moi qui gère les Phillies et il est arrivé ce qu’il est arrivé. Sur le deuxième tir de Neris, Wilmer Difo a terminé la rencontre avec un simple qui a poussé Howie Kendrick au marbre.

Et voilà. C’est terminé. La défaite va directement au dossier d’Hector Neris qui montre une fiche d’une victoire contre deux défaites, avec six sauvetages et deux sauvetages bousillés. En 13 manches de travail cette saison, Neris montre une moyenne de points mérités de 4.15. Pas terrible pour un closer me direz-vous!

Comme je disais plus tôt, j’ai une relation amour-haine avec Hector Neris, et ce, depuis son arrivée comme régulier avec les Phillies. Depuis hier, cette relation porte plutôt vers la haine, mais ça devrait revenir vers l’amour lors de sa prochaine bonne sortie. D’ici là, avec sa sortie d’hier, il mériterait d’avoir eu deux défaites pour celle-là.

Mon Dieu qu’il a été mauvais!

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