« Ne laissez personne définir vos limites » – Paul Skenes

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Pascal Harvey

Publié le 31 janvier 2026 à 8h30

Crédit : MLB.com

Prenant la parole dans le cadre du 101e Gala new-yorkais de la presse écrite couvrant le baseball, le récipiendaire du trophée Cy Young dans la Nationale en 2025, Paul Skenes, a retenu l’attention du public en utilisant des mots forts et qui résonneront pour les années à venir.

L’athlète d’exception qui évolue pour les Pirates de Pittsburgh ne comprend pas le terme tu ne peux pas. Pour lui, grâce à son attitude et à son désir de vaincre, tout devient possible. Avec de la volonté et en se donnant les moyens d’atteindre ses objectifs, la réalisation de grandes choses n’est pas illusion.

Celui qui avait aussi remporté le titre de Recrue de l’année en 2024 ne veut surtout pas se faire dicter ses propres limites par quelqu’un d’autre que lui.

À ce sujet, il a fourni une peur bleue à l’ancienne gloire des Mets de New York, Dwight Gooden, menaçant, lors de la dernière campagne, son record de la plus petite moyenne de points mérités en une saison. En 1985, Gooden, alors à sa deuxième saison dans le baseball majeur, avait montré une ridicule moyenne de points mérités de 1.53 et avait, comme Skenes, remporté le Cy Young dans la Ligue nationale.

En 2025, Skenes a flirté avec la marque de Gooden, mais il a terminé la saison avec une moyenne de 1.97, laissant Gooden presqu’à court de mots. Ce dernier participait aussi au Gala et il en a profité pour venter les prouesses de Skenes en se disant stressé en cours de saison.

Les records sont faits pour être battus, mais Gooden souhaitait que le sien perdure dans le temps.

D’autres lanceurs avant Gooden ont affiché des moyennes de points mérités inférieures à lui, mais l’artilleur des Mets détient la marque depuis l’abaissement du monticule survenu en 1969 (la procédure Bob Gibson). Les dirigeants du baseball majeur avaient alors pris cette décision car le numéro 45 des Cardinals de Saint-Louis était presque devenu intouchable et il dominait outrageusement les frappeurs adverses.

Difficile de prédire quelles seront les limites de Paul Skenes, car à 23 ans, lui seul est en mesure de les établir. Imaginez : sa moyenne de points mérités à son année recrue (1.96) a été inférieure à celle de son année de consécration à titre de meilleur lanceur dans sa ligue.

Les partisans des Pirates de Pittsburgh sont privilégiés de pouvoir contempler un tel athlète, mais durant combien de temps pourront-ils encore jouir de sa présence en Pennsylvanie? La question est entière et elle est sur toutes les lèvres depuis sa sélection par l’équipe au premier rang du repêchage de 2023.

En bon professionnel qu’il est, Skenes dit à qui veut bien l’entendre qu’il aime évoluer à Pittsburgh et qu’il fera tout en son possible pour permettre à son équipe de connaître du succès. Encore faut-il que les dirigeants de l’équipe fassent en leur possible pour bien entourer leur diamant afin de le placer dans les meilleures conditions. Mais ça, c’est une autre histoire.

Paul Skenes est dominant sur la butte comme l’était Gooden lui aussi en début de carrière, sauf que ce dernier évoluait au sein d’une formation qui allait remporter la Série mondiale en 1986.

Il serait surprenant que les Pirates célèbrent de cette façon la troisième saison de Skenes dans les Majeures.

PMLB
  • Francisco Lindor n’ira pas à la Classique mondiale.
  • Julio Rodriguez, meilleur voltigeur de centre de la ligue.
  • David Robertson à la retraite.
  • Tommy John pour Logan Evans.
Tags:

Dwight Gooden, Mets de New York, Paul Skenes, Pirates de Pittsburgh

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