Munetaka Murakami roule à plein régime et il prouve aux équipes qui n’ont pas pris la chance de lui offrir un contrat toute sa valeur.
Imaginez vous donc que le Japonais a transformé les White Sox de Chicago en une équipe gagnante. Du moins, pour le moment.
Hier, il a canonné ses 16e et 17e longues balles de la saison dans un gain de 8-3 face aux Cubs de Chicago. Avec ce gain convainquant, les White Sox jouent dorénavant pour .511, en vertu d’une fiche de 23-22. Il y a belle lurette que cette formation n’avait pas joué à un tel niveau de respectabilité et la contribution de Murakami y est pour quelque chose.
Le frappeur de puissance semble être bien dans sa peau et il est fier de connaître un début de carrière aussi remarquable dans les Majeures, lui qui n’avait plus rien à prouver au pays du soleil levant.
L’organisation des White Sox a beaucoup de mérite d’avoir offert un pacte de deux ans évalué à 34 millions de dollars à Murakami, alors que d’autres équipes mieux reconnues ont levé le nez sur lui. Tout le battage publicitaire entourant Shohei Ohtani a mis en lumière le talent japonais et des athlètes tel Murakami en profitent.
Kazuma Okamoto est un autre bel exemple d’athlète nippon qui performe bien cette saison tout en s’acclimatant au jeu et aux coutumes nord-américaines. Okamoto a signé une entente de quatre ans valant 60 millions de dollars chez les Blue Jays de Toronto lors de la plus récente saison morte.
Murakami et Okamoto brillent en ce moment au sein de leur équipe respective et il est fascinant de constater avec quelle aisance ils dictent leur rythme aussi rapidement.
Lors du plus récent événement Expos Fest qui s’est tenu à Laval, j’ai eu la chance de discuter avec Fernando Seguignol (un ancien Expos) et ce dernier m’expliquait à quel point le baseball est important au Japon, lui qui a évolué durant huit saisons là-bas. Pas surprenant alors de voir plusieurs Japonais connaître autant de succès dans les Majeures en ce moment. Ces athlètes là se sentent privilégiés de pratiquer ce métier et ils démontrent une discipline inégalée.
Ohtani, Okamoto, Murakami et compagnie sont souriants et heureux de pratiquer un sport pour lequel ils sont doués. De les voir connaître autant de succès rehausse le plaisir que nous avons de les voir évoluer.
La saison est encore jeune et les White Sox peuvent encore éprouver certaines difficultés, mais il me semble que la venue de Munetaka Murakami a changé la culture de cette formation qui croupissait dans les bas fonds de la ligue depuis trop longtemps déjà. Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais un puissant cogneur venu d’ailleurs peut, à lui seul, changer la dynamique d’une concession qui en avait grandement besoin.
Les partisans des White Sox ont repris goût au baseball et c’est en grande partie grâce au spectaculaire début de carrière de Munetaka Murakami dans les grandes ligues. Il a su transporter ses succès japonais en Amérique et le plafond est élevé dans son cas.



