Lincecum au Texas : une drôle de coïncidence

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Maxime Lauzier

Publié le 28 février 2018 à 7h00

Je ne vous ferai pas de cachettes, ma journée d’hier a été pour le moins stressante. Lorsque j’ai pris possession de mon cellulaire durant ma pause de travail, j’avais plusieurs notifications, dont quelques-unes à propos du futur de Tim Lincecum. Quand j’ai vu que plusieurs rumeurs liaient son nom aux Dodgers, je me suis mis à paniquer un brin. Je n’avais pas envie que Lincecum fasse un Brian Wilson de lui-même – Wilson a quitté les Giants pour se joindre aux Dodgers en 2013 – et qu’il enfile l’uniforme bleu et blanc à son tour.

Vous devez donc vous douter que j’ai hurlé de joie lorsque j’ai reçu une alerte disant qu’il poursuivrait sa carrière avec les Rangers. En plus d’avoir choisi la formation du Texas, Lincecum m’a rappelé de très bons souvenirs.

Série mondiale de 2010

Bien que ça aurait été bizarre de voir l’artilleur droitier évoluer pour les Dodgers, ce le sera presque tout autant avec les Rangers du Texas. Celui que l’on affuble du surnom The Freak a connu son meilleur moment en carrière face à l’équipe texane. C’était en 2010, année où les Giants affrontaient la nouvelle formation de Lincecum en Série mondiale. Lors de la Fall Classic, l’as lanceur s’est vu confier la balle pour le match no.1 ayant lieu à San Francisco. Il a plutôt déçu lors de cette partie, allouant quatre points mérités en cinq manches et deux tiers. Malgré tout, Lincecum avait ajouté une troisième victoire à sa fiche en séries.

C’est tout de même ironique que je vous parle d’un match qui a eu lieu il y a un peu plus de sept ans et que j’aie visionné cette même rencontre pas plus tard que ce lundi.

Lincecum
Photo : 12UP

C’est lors de sa seconde apparition sur la butte que le droitier avait été fumant. En avance trois matchs à un, les Giants avaient la chance d’éliminer les Rangers dans leur domicile. Lincecum a œuvré pendant huit manches, ne permettant qu’un seul point mérité et trois coups sûrs à l’adversaire, en plus de passer dix frappeurs dans la mitaine. Son équipe a remporté le match ainsi que la Série mondiale et l’ancien récipiendaire de deux trophées Cy Young s’est mis à festoyer avec ses coéquipiers sur le terrain des Rangers. Le rêve de mon paternel de voir ses Giants (les miens aussi) remporter la Série mondiale se réalisait du même coup.

Sauf que lui, il a attendu beaucoup plus longtemps que moi, devenant un partisan de cette équipe dès qu’il a pris conscience de l’existence de Willie Mays. Alors que moi, étant âgé de seulement 14 ans en 2010, je commençais à peine à suivre les activités du baseball majeur. Peu importe, ce moment magique, nous l’avons savouré ensemble et il restera gravé dans ma mémoire à tout jamais.

https://www.youtube.com/watch?v=2p1nHkAR_88

Il s’agit donc d’une drôle de coïncidence qu’il se retrouve, sept ans plus tard, avec une formation qu’il [Lincecum] a privée du premier titre de son histoire.

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