Pour un deuxième match de suite, le partant des Red Sox de Boston a lancé quatre bonnes manches et deux tiers avant d’être retiré du monticule au profit de l’enclos de relève. Dans le premier duel contre les Yankees de New York, c’était Payton Tolle, tandis que dans le deuxième, Sonny Gray a fait les frais de la décision du gérant Chad Tracy.
Et dans les deux cas, ce fut des choix catastrophiques pour les Bas Rouges, alors que les Bombardiers ont explosé les releveurs des Sox pour filer vers des victoires de 9-0 et 9-2 et vers une place en Série de division contre les Rays de Tampa Bay.
Après la défaite du match numéro deux hier soir (mercredi), Gray s’est adressé aux médias et a clairement indiqué ce qu’il pensait de tout ça.
J’aurais aimé qu’on me fasse confiance à ce moment-là. Je pense que je suis le meilleur lanceur de la Ligue américaine lors du troisième tour au bâton des frappeurs adverses. Je pense que c’est un fait. J’aurais aimé vivre ou mourir avec moi à ce moment-là, mais c’est le compétiteur que je suis. Vous pouvez probablement demander aux gars et ils ont ressenti la même chose.
D’ailleurs, parlant des autres gars, Willson Contreras avait également quelque chose à ajouter là-dessus.
Tout en faisant deux fois le geste de zipper sa bouche.
Ce n’est pas suffisant quand on a du talent, ou des données, ou des ordinateurs qui vous disent quoi faire. C’est le baseball. Les données sont là pour nous aider, mais il faut de l’expérience et parier sur les gars pour gagner des matchs.
Voilà une belle flèche pleinement méritée dirigée vers les petits génies du département de l’analytique. On a également pu voir toute l’inexpérience du gérant Tracy à l’œuvre durant cette courte série.
Cette deuxième défaite en deux ans aux mains de leurs éternels rivaux laissera des traces à Boston. Pour preuve, Gray n’a aucune idée si ça lui tente de revenir dans l’uniforme des Red Sox.
Cette poussée incroyable en milieu de saison n’était finalement que de la poudre aux yeux.



