Juan Soto est sans contredit l’un des meilleurs frappeurs du baseball. La vedette des Nationals a maintenu une ligne de frappe de .351/.490/.695. Pour les partisans de statistiques avancées, sachez que son OPS+ (qui prend en compte le stade dans lequel le joueur évolue) était de 212. Comme 100 représente un joueur moyen, le rendement de Soto était supérieur de 112 % à celui d’un joueur moyen.
Assez impressionnant merci!
Là où ça passe de l’extraordinaire au surréel dans son cas, c’est que cette saison, il l’a réalisée alors qu’il n’était âgé que de 21 ans. Évidemment, il faut tenir compte du fait que la saison était écourtée, mais quand même, c’est tout simplement absurde de voir une telle production à un si jeune âge.
Évidemment, il faut s’attendre à une « régression ». Les chances de le voir maintenir de tels chiffres sur 162 matchs, aussi bon soit-il, sont très minces.
Reste qu’on peut se demander à quoi s’attendre de Soto en 2021, et surtout, pour le reste de sa carrière. Le site FanGraphs a utilisé son système de projections ZiPS pour essayer de prédire quels chiffres le jeune pourrait afficher pour sa carrière lorsque l’an 2036 arrivera.
Attention, il faut les prendre avec un énorme grain de sel, car tellement de choses peuvent survenir d’ici là. Reste que selon les projections, on ne parle pas d’une simple « bonne carrière » pour lui, mais bien d’une carrière qui le placera parmi les grands du sport.
En plus, l’auteur dénote ici que bien que les projections cessent en 2036, rien ne nous certifie que la carrière de Soto prendra fin à ce moment. Il aura alors 36 ans, et si Nelson Cruz peut encore produire à 40 ans aujourd’hui, le numéro 22 des Nats pourrait probablement suivre ses traces.
Mais si on s’arrête en 2036, on parle d’un gars qui aurait une moyenne de présence sur les sentiers de .428, bon pour le dixième rang de l’histoire (en date d’aujourd’hui, faut-il le préciser). Ceci est grandement dû à sa magnifique discipline au bâton qui, selon les projections, lui permettra d’accumuler 1 762 buts sur balles, ce qui le placerait au septième échelon dans la riche histoire de la MLB.
Pour revenir au fameux OPS+, dont je vous parlais en introduction de ce papier, il finirait avec un chiffre de 163 à ce chapitre. Parmi tous les joueurs de l’ère moderne qui ont accumulé au moins 3000 présences au bâton, seulement 11 d’entre eux ont un OPS+ de 163 ou plus.
Et toujours selon FanGraphs, le WAR de Soto, cette statistique qui permet d’évaluer le nombre de victoires qu’un joueur a rapporté à son équipe par ses performances individuelles, et ce, autant pour un lanceur que pour un frappeur, ferait de lui le 26e joueur de l’histoire ayant le plus contribué au nombre de victoires de son équipe tout au long de sa carrière. On lui projette un total de 91.1.
La liste de joueurs à laquelle il est comparé a de quoi faire saliver : Ted Williams, Jimmie Foxx, Babe Ruth, Barry Bonds, Lou Gehrig, Mike Trout et j’en passe.
Pour résumer en termes plus simples, on projette que Soto sera parmi les grands de son sport. Est-ce que les bottines suivront les babines dans son cas? Espérons-le, car le voir à l’œuvre est un pur bonheur.
Bref, même s’il faut prendre ces chiffres avec un gros grain de sel, ça démontre bien à quel point il est un talent hors norme.
