Les Pirates : la pluie leur porte chance

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Maxime Lauzier

Publié le 24 juillet 2018 à 10h30

Les Pirates aiment la pluie. La dernière fois, contre les Brewers, s’était manifestée cette capacité à vaincre dans des conditions dantesques. Les trois interruptions d’hier à Cleveland ne les ont pas perturbés non plus.

Treize matchs et douze victoires, dont dix de suite. C’est une série historique pour les joueurs de Pittsburgh puisque la dernière série de 10 succès remontait à 2004.

Une série de succès inattendue pour les Pirates

J’en parlais juste avant le Match des étoiles, Pittsburgh ne s’attendait pas à se trouver si bien au classement en juillet. C’est encore plus vrai aujourd’hui, car après la claque de cinq victoires infligée aux Brewers (évoquée ici), les jaune et noir ont remis ça face aux Reds (trois victoires) et hier ce sont les Indians qui ont subi l’échec.

Leurs succès, les Pirates le doivent à un alignement des planètes inédit pour eux cette saison. Tout leur sourit. Sur les treize derniers matchs, 31 points ont été laissés à l’adversaire, soit 2.38 par match. Sur 13 matchs, ça commence à compter.

La rotation et le manque d’impact au bâton, qui représentaient les problèmes majeurs du mois de juin, sont de lointains soucis. Car au baseball, si les meilleurs gagnent toujours à la fin de la saison tant elle est longue, vous pouvez toujours surfer sur une série de victoires et vous mettre à rêver. Le talent brut, qui n’est pas la caractéristique première de cette équipe, ne fait pas tout.

Photo : David Richard-USA TODAY Sports

Expérience et confiance

Par contre, l’expérience, les Pirates n’en manquent pas. Le noyau est composé de joueurs jouant ensemble depuis pas mal de temps et ça se ressent dans les situations compliquées. La pluie en était une hier. Une telle série vous donne une confiance hors normes. Et au moment de frapper la balle, le geste, la mécanique et la concentration font beaucoup. Mais la certitude de frapper la balle tôt ou tard intimide le lanceur et vous donne une aisance qui a son importance. Toutes les statistiques le montrent, chaque joueur améliore ses performances. Les lanceurs partants laissent très peu de points et chacun apporte une contribution sur le marbre.

Un match en six manches seulement, mais c’était suffisant

Certains détracteurs ou ceux qui minimisent leur succès actuel diront que c’est plus facile de gagner en six manches. La pluie ayant raccourci les débats.

Mais à 7-0, les Pirates auraient de toute façon gagné en 9 manches et de la même façon. En quatre manches même, le pointage était déjà entériné. Les trois voltigeurs ont tapé sans se faire éliminer une seule fois sur des prises, et la défense n’a encaissé aucun point. C’est Josh Harrison, avec deux coups et trois points produits qui s’est distingué. Starling Marte, avec deux coups et deux points, a complété le boulot. Ce dernier frappe à .290, son acolyte Corey Dickerson en est à .315. Il est le 11e meilleur frappeur des Majeures selon ce chiffre.

Corey Dickerson (Photo : dkpittsburghsports.com)

Le programme à venir

La fin du mois de juillet s’avère la possibilité d’améliorer encore le bilan. Les Pirates recevront les Mets pour une série de quatre matchs après les deux encore à jouer à Cleveland. Si la pluie se calme. Août sera bien compliqué avec des adversaires directs pour la place Wild Card disponible. Mais les Pirates ne calculent plus et ils doivent se sentir imbattables à l’heure actuelle. Leurs dirigeants attendront encore quelques jours avant de passer à l’action. Se renforcer aurait du sens si les Pirates pouvaient viser plus haut. Ce serait la surprise de l’année.

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