On le sait, l’actuelle négociation de la prochaine convention collective porte essentiellement sur l’instauration d’un plafond salarial.
Pourtant, ce ne devrait pas être le cas. En effet, il ne reste que cinq formations du baseball majeur encore dans le portrait des séries éliminatoires et quatre d’entre elles sont dans la deuxième portion de toute la MLB quant à la masse salariale.
Les seuls gros dépensiers encore en vie dans la danse automnale sont bien sûr les Dodgers de Los Angeles. Certes, il s’agit de l’équipe qui a remporté deux titres consécutifs de la Série mondiale et qui compte dix joueurs avec des contrats de plus de 20 millions de dollars, dont Shohei Ohtani, Kyle Tucker, Blake Snell, Tyler Glasnow et Yoshinobu Yamamoto, pour ne nommer que ceux-ci.
Mais quand on regarde les autres équipes qui jouent encore en octobre, il y a un écart important dans les masses salariales, et le succès est au rendez-vous. D’ailleurs, en comparaison, les Brewers de Milwaukee, n’ont qu’un seul pacte de plus de vingt millions de dollars dans leurs livres, soit celui de Christian Yelich.
De plus, un club parmi les Rays de Tampa Bay, les White Sox de Chicago ou les Guardians de Cleveland représentera la Ligue américaine lors de la Série mondiale.
Pourtant, chez les Raies, le joueur le mieux payé des Raies cette saison est Nick Martinez avec une entente de treize millions de dollars en poche.
De leur côté, les Bas Blancs sont à une victoire d’atteindre la Série de Championnat de la Ligue américaine et Munetaka Murakami (17 millions de dollars) était le joueur le mieux rémunéré de l’équipe avant que qu’ils n’acquièrent les services de Luis Castillo (23,5 millions de dollars) à la date limite des transactions.
Finalement, les Gardiens n’ont qu’un seul joueur gagnant vingt millions de dollars ou plus, soit Jose Ramirez qui atteint de peu cette barre avec son contrat de 20,8 millions de dollars.

Pendant ce temps, les Mets de New York (358 millions $), Blue Jays de Toronto (315 millions $) et les Tigers de Détroit (230 millions $) ne se sont même pas qualifiés pour les séries éliminatoires. Et les six autres formations du top-10, à l’exception des Dodgers, sont déjà éliminés.
Dépenser beaucoup ne garantit donc pas une participation à la Série mondiale, ni aucun autre succès d’ailleurs. Bien sûr, beaucoup d’équipes de petits marchés n’ont pas les mêmes ressources que d’autres, mais cela ne veut pas dire qu’elles ne peuvent pas gagner.
À part les Dodgers, les quatre autres formations restantes ont en grande partie construit leur noyau de l’intérieur de l’organisation, et cela a rapporté des dividendes.
Un plafond salarial n’est pas nécessaire dans le baseball majeur.



