« Les Dodgers ne ruinent pas le baseball » – Andrew Friedman

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Pascal Harvey

Publié le 22 février 2026 à 8h30

Crédit : MLB.com

En 2026, la masse salariale des Dodgers de Los Angeles atteindra plus de 317 millions de dollars et l’équipe paiera six de ses joueurs plus de 22 millions de dollars, dont une contribution monstre à Kyle Tucker, le joueur autonome le plus convoité de la dernière cuvée et qui, avec ou sans surprise, a choisi la chaud soleil californien comme nouvelle terre d’accueil.

Essuyant une fois de plus de vives critiques concernant la façon éhontée d’investir au sein de son équipe, le président aux opérations baseball de la formation double championne de la Série mondiale en 2024 et en 2025, Andrew Friedman, monte aux barricades en défendant le modèle d’affaires des Dodgers.

Il y a 13 ans, cette équipe frôlait la faillite et elle a su, grâce à de nouveaux investisseurs, redresser la barque et reconquérir le cœur des partisans de la formation qui s’étaient mis à douter et à tourner leur attention vers d’autres sources de distraction.

Aujourd’hui, Friedman donne beaucoup de crédit à ces mêmes partisans qui sont présents match après match afin de profiter du spectacle offert et ce spectacle, disons-le, ne peut être de meilleure qualité.

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La recette de Friedman est simple : plus tu as de partisans qui encouragent ton équipe, plus tu peux mettre un bon produit sur le terrain et plus ton équipe est bonne, plus tu gagnes des gens à ta cause.

Il est certain qu’en ayant des propriétaires aux poches profondes et une renommée qui va bien au-delà des frontières du Chavez Ravine, l’organisation des Dodgers, Andrew Friedman en tête, se permet en ce moment de débalancer l’ordre budgétaire au sein du baseball majeur en fournissant des arguments à plusieurs observateurs qui claironnent haut et fort que les Dodgers se paient des championnats et mettent le sport en péril.

Pour Friedman : les gens qui se lient contre son équipe ne disposent pas d’arguments forts tout en prenant des raccourcis en critiquant la façon de faire des Dodgers.

Sous la menace d’un conflit de travail en 2027, les Dodgers voudront coller un troisième championnat consécutif afin de maximiser leurs investissements des dernières années. Si le but de la formation était de dominer en réunissant une brochette de talents sans précédant, les dirigeants peuvent dire mission accomplie et de belle façon à part ça.

Reste à savoir si l’Association des joueurs et les propriétaires des 30 équipes du baseball majeur trouveront des solutions afin de permettre aux partisans de continuer d’apprécier le spectacle tout en évitant la prévisibilité qui s’est installée depuis quelques années déjà, alors que les Dodgers ont mis la barre définitivement trop haute pour la compétition, forçant des équipes comme les Blue Jays à dépenser plus et à d’autres comme les Yankees, à revoir le contrôle de leur masse salariale.

La troupe du Bronx observe passivement tout ce qui se passe à Los Angeles en espérant que la tempête se calme un jour.

À ce rythme et si rien ne change, Andrew Friedman et son entourage devront continuer d’essuyer les critiques qui parfois prennent la forme de tirs groupés.

Avec le début des matchs pré-saison, on peut dire the show must go on afin de constater jusqu’où iront les Dodgers en 2026. Une chose est certaine : cette équipe emblématique fait parler d’elle pour les bonnes et les mauvaises raisons et elle agrémente bon nombre de discussions dans les chaumières, tout au long de l’année.

Tags:

Andrew Friedman, Dodgers de Los Angeles

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