Si en début de campagne, quelqu’un m’avait dit qu’en septembre, à moins d’un mois de la fin de la saison régulière, la meilleure équipe au classement général serait les Brewers de Milwaukee, jamais je ne l’aurais cru. Et pourtant, c’est bel et bien le cas.
On savait que les Brewers allaient être bons, mais pas à ce point. Après un début de saison difficile, les astres se sont alignés pour eux. C’est tangible, un bel esprit d’équipe règne au Wisconsin. Les jeunes ont atteint leur plein potentiel ensemble au moment parfait, et ce, grâce à un bon développement interne. En effet, le club de petit marché n’a pas acheté des joueurs autonomes à coup de centaines de millions de dollars pour remporter des victoires.
Dites donc, tout cela ne vous fait pas penser aux Expos de 1994?
Des similitudes flagrantes
C’était la débandade totale en début d’année pour la bande au gérant Pat Murphy. Au cours de leurs quatre premiers duels, ils ont présenté le plus mauvais différentiel de points de l’histoire de la MLB, soit -32. Ils avaient notamment accordé 20 points aux Yankees lors du deuxième match de la saison, de quoi refroidir l’ardeur des partisans. On pensait alors que les succès du club de 2024 n’étaient que feu de paille, mais non! Ils se sont bien repris, c’est le cas de le dire, notamment avec une séquence historique de 14 victoires consécutives du 1er au 16 août.
En ce qui a trait aux Expos, ils avaient connu un départ plus lent sur une plus longue période. Ils avaient commencé la campagne avec une fiche de 9-10. Rien pour écrire à sa mère. La magie s’est mise à opérer à partir de juin, moment où ils ont présenté un dossier de 46-18.
Antérieurement, je vous parlais du gérant Pat Murphy. Il est respecté de ses joueurs, tout comme l’était Felipe Alou. Les deux hommes qui avaient peu d’expérience dans un abri ont réussi à installer une culture gagnante dès leurs débuts avec leur collectif respectif. Ils ont aussi instauré une mentalité de petite balle, soit, grosso modo, mettre des hommes sur les buts et faire progresser les coureurs. Le baseball d’aujourd’hui se joue de moins en moins ainsi et c’est dommage.
Pour jouer ainsi, il faut particulièrement posséder de la vitesse et avoir une bonne défensive et c’est le cas des deux clubs. Souvenez-vous du champ des Expos, composé de Moises Alou, Marquis Grissom et Larry Walker! Les Brewers peuvent compter sur l’ascension de joueurs tels Jackson Chourio et Brice Turang, qui domine dans l’avant-champ.
Du côté des lanceurs, le partant recrue Jacob Misiorowski s’est révélé au grand public, ce qui lui a valu une invitation au Match des étoiles. Vous savez aussi qui était jeune et qui s’est révélé en tant que lanceur partant en 1994 pour Montréal? Un certain Pedro Martinez.
Ken Hill était l’artilleur numéro 1 pour les Montréalais. Cependant, Pedro était derrière lui pour l’appuyer, tout comme Misiorowski appuie le pilier Freddy Peralta. Ce dernier, comme son coéquipier, était présent au Match des étoiles et connaît une bonne saison.
Espérer un meilleur sort aux Brewers qu’aux Expos
Inutile d’expliquer ce sous-titre. En tant que passionné de baseball, je souhaite de tout mon cœur que les Brewers de Milwaukee de 2025 remportent la Série mondiale que les Expos de Montréal de 1994 se sont fait potentiellement voler.
Certes, le chemin sera parsemé d’émoi, notamment en raison de la présence des champions défendant sur la route de leur destinée, les Dodgers de Los Angeles. Ceci dit, ce serait féérique et réconfortant que les Brewers battent les Dodgers dans la série de championnat de la Ligue nationale! Qui sait ensuite ce qui peut se passer en Série mondiale!
Les Brewers de Milwaukee : champions de la Série mondiale 2025. Cela sonne romantique, non?



