Après avoir échoué à mettre la main sur un gros agent libre par le passé, on pense ici entre autres à Shohei Ohtani et Juan Soto, les Blue Jays de Toronto ont finalement pêché un gros poisson dans l’océan des joueurs autonomes. Dylan Cease n’est certes pas dans la même classe que les deux protagonistes susmentionnés, mais il n’en demeure pas mois qu’il était l’un des trois meilleurs lanceurs partants disponibles cet hiver.
Et pour y arriver, les Geais Bleus ont dû plonger leur main bien profondément dans leur poche, Cease parafant un énorme pacte d’une valeur de 210 millions de dollars pour sept ans.
Il s’agit du contrat le plus important de l’histoire des Blue Jays accordé à un agent libre, dépassant leur entente de six ans d’une valeur de 150 millions de dollars avec George Springer. C’est aussi le plus gros investissement jamais fait pour un lanceur, même si cela reste bien faible en comparaison de l’extension historique de 500 millions de dollars donné à Vladimir Guerrero Jr.
Mais la question demeure : méritait-il vraiment tout cet argent?
Cease est maintenant l’un des lanceurs les mieux payés de l’histoire du baseball majeur, alors que parmi les artilleurs de tous les temps, son contrat se classe septième en valeur annuelle moyenne (30 millions de dollars) et cinquième en valeur totale.
L’homme de 29 ans gagnera plus annuellement que Max Fried et Garrett Crochet, qui sont tous deux meilleurs et plus constants que Cease, le capitaine Crochet ayant même plusieurs années de moins au compteur.
Crochet a cependant signé avant de devenir joueur autonome, ce qui fait une différence.
C’est beaucoup pour un joueur qui affiche un dossier de 29 gains contre 32 revers avec une moyenne de points mérités de 4,18 au cours des trois dernières saisons réunies. De plus, il n’a jamais remporté de départ en séries éliminatoires et affiche une moyenne de points mérités de 8,74 lors de la danse automnale.
Sans parler de son inconstance, sa moyenne de points mérités fluctuant d’au moins un point lors des cinq dernières campagnes, soit entre 2,20 et 4,58. Ce n’est pas qu’une petite oscillation. Cease n’a eu qu’une seule saison en sept ans où il a joué comme un as lanceur, et c’était en 2022. Depuis, sa moyenne de points mérités tourne autour des quatre.
Et pourtant, Cease recevra un salaire de niveau Temple de la renommée même s’il entame sa saison de 30 ans. À lui maintenant de faire mentir ses détracteurs.
De toute façon, l’argent n’est pas un problème à Toronto. Mais s’il fallait que cela empêche Kyle Tucker d’atterrir en ville ou si Bo Bichette n’était pas de retour dans la métropole ontarienne, le contrat de Cease paraîtrait encore moins bien.



