Nous avons jasé précédemment du fait que les A’s d’Oakland ne partageront plus leur stade avec une équipe de football professionnel, les Raiders en occurrence. Ils étaient les derniers à vivre cette situation dans les Majeures.
Les amateurs de baseball avertis ont tous vu le film Moneyball mettant en vedette Brad Pitt jouant le rôle de Billy Beane, le directeur général des A’s. Ce film évoque de façon très réaliste une manière de diriger une équipe de sport professionnel très unique basée principalement sur des statistiques et des probabilités.

Bref, les raisons de parler des A’s sont nombreuses, car ils font les choses autrement.
Une régularité surprenante
Ils ont remporté 91 matchs jusqu’à présent et occupent actuellement la tête de la course de meilleurs deuxièmes de la Ligue américaine, une bataille acharnée à trois équipes impliquant aussi les Rays de Tampa Bay et les Indians de Cleveland.
L’équipe a dû surmonter des problèmes au sein de sa rotation et vivre avec la rétrogradation de Blake Treinen, le joueur étoile de 2018. En plus, tout cela est jumelé à la saison encore plus difficile de Khris Davis.
Dans l’ombre des Astros, Oakland profite de performances exceptionnelles de certains joueurs afin d’espérer poursuivre leur saison au-delà du dernier match de la saison régulière.
Chacun fait sa part
Matt Chapman : il a terminé septième au vote du joueur le plus utile en 2018 et a poursuivi sur cette lancée. Sa moyenne au bâton est à la baisse par rapport à l’année dernière, mais il va remporter le Gant doré de nouveau, il a frappé 34 longues balles, compte plus de 70 coups sûrs de plus d’un but et n’a raté que cinq matchs.
En raison de ses talents en défensive, Chapman se classe cinquième parmi les joueurs de position dans la Ligue américaine en référence à la statistique WAR, qui détermine la contribution d’un joueur aux succès de son équipe.

Marcus Semien : Chapman ne mène cependant pas les A’s pour cette même statistique. Son coéquipier à l’avant-champ a connu une saison du tonnerre avec un niveau de 7.1 WAR, ce qui est supérieur à Miguel Tejada en 2002. Cette performance le place au premier rang de l’histoire des A’s et le deuxième meilleur de tous les arrêt-courts de la décennie, derrière le 7.9 de Francisco Lindor.
Matt Olson : L’une des raisons pour lesquelles les A’s ont démarré lentement (ils avaient une fiche de 19-25 en mai avant de coller une série de 11 victoires consécutives) est qu’Olson s’est blessé au deuxième match de la saison au Japon contre les Mariners et il n’est pas revenu avant le 7 mai. Il lui a fallu un certain temps avant de reprendre le rythme et c’est à ce moment-là que les A’s ont commencé à se distinguer. Olson compte 34 circuits en 117 matchs et pourrait en réussir 44 d’ici la fin de la saison.
Liam Hendriks : Alors que Treinen n’avait pas l’étoffe de sa saison étoile de 2018, Hendricks est devenu l’option pour terminer les parties. Jusqu’à maintenant, il montre une fiche de 4-3 avec une moyenne de point mérité de 1.68 et, avec ses 8.1 manches lancées, il vient au deuxième rang des lanceurs de relève dans l’Américaine. Peut-être que cette année, il lancera la neuvième manche du match de meilleur deuxième comparativement à la première manche face aux Yankees l’an passé ?
Pour leurs partisans, ce qui compte ce n’est pas qui fait la différence à chacune des parties, mais bien les résultats de l’équipe sur le terrain.
