L'échéance du remplacement du toit du Stade olympique encore repoussé

Publié le 21 février 2022

Comme nous l’apprenait aujourd’hui Radio-Canada via un reportage de Romain Schué, il va encore falloir attendre afin de remplacer la toiture du Stade olympique. Le remplacement, qui était prévu pour 2024, a été déplacé à une date inconnue.


Rappelons que les rapports indiquent que le toit se doit d’être changé pour respecter plusieurs normes en matière de sécurité, ce qui compromet à chaque fois la tenue d’événements. On a donc un stade sportif qu’on ne peut presque pas utiliser pour des événements sportifs, mais qui sert à vacciner des gens ou bien accueillir des réfugiés.

Inacceptable

Les problèmes de toiture du Stade olympique ne datent pas d’hier. En fait, ils datent de 1999, alors que la toile avait déchiré quelques jours avant le lancement du Salon de l’auto de Montréal. J’ai encore les images saisissantes en tête. On parle donc de 23 ans. Les différents gouvernements se sont succédé depuis, or, aucun d’entre eux n'a été en mesure de régler le problème en, oui oui, 23 ans. Le citoyen montréalais et québécois en moi trouve cela gênant, permettez-moi l’euphémisme ici. Je reste poli, mais franchement, la blague a assez duré.

Voici un extrait de l’article de Romain Schué dans son article d’aujourd’hui qui résume à merveille la situation.

«Âgée de 23 ans, la toile actuelle a subi plus de 16 300 déchirures, selon les dernières données du Parc olympique. Aucun événement ne peut d'ailleurs se tenir dans cette enceinte, pour des raisons de sécurité, si la météo prévoit plus de trois centimètres de neige ou plus de trois millimètres de grésil, selon les règles en vigueur.»

Ça ne s’invente pas. Ça me met en colère, parce que j’ai acheté des billets pour la rencontre de demain entre feu Impact (CF Montréal) et Santos Laguna et je ne pense même pas que la rencontre va se disputer en lien avec les conditions météorologiques.

*Mise à jour : le match a été repoussé de 24 heures.

Comment un grand peuple comme le peuple québécois peut-il tolérer une situation aussi absurde? Qu’on le veuille ou non, le Stade olympique, c’est notre Stade de France, notre Stade de Wembley ou encore notre Stade Azteca et il est un fardeau plus qu’autre chose.


***

J’ai toujours été un grand défenseur du Stade olympique. Par le biais de ce blogue, j’ai rédigé plusieurs articles faisant sa promotion, dont un en 2019 en lien avec une visite privée à l’aube des matchs des Blue Jays de Toronto face aux Brewers de Milwaukee. Par contre, lors de cette visite, j’ai aussi souvenir d’avoir appris que le modèle des ampoules était discontinué et que donc, l’éclairage du stade s'éteignait à petit feu. J’ai aussi le souvenir d’un toit qui m’a coulé sur la tête. Il est temps de donner un peu d’amour à notre stade et qu’il redevienne source de fierté.

J’ai mal comme partisan de sport, parce que c’est toujours nous qui écopons. Quand c’est l’art et la culture, il n’y a pas de problèmes, les millions $ coulent à flot, comme dans le cas de la maison symphonique de Montréal ou le financement des bibliothèques, notamment. Idem pour les transports, avec un financement pour que chaque rue de Montréal soit pourvue d’une piste cyclable ou encore que le REM de l’Est, devenu quasi inutile post-pandémie et qui passera à 15 mètres des maisons de la rue Dubuisson, se construise.

Mais l’entretien du stade lui, pour accueillir des événements sportifs, non, pas ça!

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Par Maxime Trudeau

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