Ceux qui sont dotés d’une excellente mémoire se souviennent fort probablement de la campagne 2004, où Barry Bonds a reçu 120 passes gratuites intentionnelles sur 232 buts sur balles. Quel traitement! Aucun artilleur ne voulait affronter ce frappeur monstrueux et intimidant. Tous les lanceurs l’affrontaient avec grande prudence afin d’éviter la catastrophe, soit une balle envoyée en orbite.
En 2019, un certain Mike Trout est en train de subir cette médecine. Depuis son arrivée dans le grand show, il a su peaufiner toutes les failles dans son élan et sa mécanique, ce qui porte de plus en plus de lanceurs à lui artiller des balles hors de la zone des prises. Les lanceurs tentent de s’adapter à Michel La Truite, mais celui-ci est toujours deux ou trois coups en avance… il s’ajuste chaque fois qu’il rate une opportunité. Trout n’est pas humain, c’est un individu et un joueur très spécial.

Avec un total de 40.6% des lancers qui se retrouvent dans la zone des prises en 2019, Trout doit composer avec le plus petit pourcentage à ce niveau depuis l’amorce de sa carrière. Il reçoit donc moins de beaux « pitchs » que Bonds en recevait lors de sa saison 2004. Le pourcentage de balles se présentant dans la zone des prises pour Bonds (en 2004) était de 42% environ. Malgré tout, le pourcentage de contact dans la zone payante pour Trout est de 94,2%, ce qui demeure hallucinant.
Par contre, puisqu’il n’est pas gâté en lancers de qualité, Trout s’est adapté en claquant les mauvais lancers, ou en démontrant sa grande discipline lorsqu’il tient un bâton entre ses doigts. Avec le peu de prises qu’il voit, ça lui donne un pourcentage de buts sur balles de 22%, bon pour son meilleur en carrière et la plus haute marque depuis qui? Barry Bonds!
Comme plusieurs l’indiquent et le pensent, il sera certes reconnu comme le meilleur joueur de tous les temps.
Source : The Score
