Le nouvel As des Tigers dans l'ère après-Verlander

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Maxime Lauzier

Publié le 3 février 2018 à 12h30

Pendant plus d’une décennie, dans la capitale de l’automobile, Justin Verlander était considéré comme l’homme à battre. La figure dominante des Tigers. L’as de la rotation. On savait qu’entre ses mains, l’issue d’un match était en sécurité. Pendant cette décennie, les Tigers ont été menaçants et au plus fort de la lutte saison après saison.

Par contre, l’équipe de Détroit se faisant vieillissante, un changement de garde était anticipé. La baisse de régime de Miguel Cabrera et Victor Martinez a eu un effet dévastateur sur la stratégie à court terme des Tigers. Al Avila, le directeur général, doit maintenant cesser de regarder en arrière et s’attaquer au passage obligé de la reconstruction. Cette reconstruction s’est amorcée avec les transactions de JD Martinez, Justin Upton et, bien sûr, leur as Justin Verlander.

L’héritier de JV

La transaction de JV lui aura permis d’aller se couvrir d’or à Houston. Il laisse au Michigan un trône vacant, où seul le plus méritant et prometteur des artilleurs pourra s’y asseoir. Ce successeur devra agir en leader devant l’adversité. Il devra mener une barque centenaire remplie d’histoire et d’espoir contre les nombreuses intempéries que comporte une reconstruction. Les Tigers ont trouvé leur homme. Michael Fulmer est ce successeur.

Justin Verlander remet la plaque de la recrue de l’année 2016 à Michael Fulmer. (Photo: Detroit News)

Nommé recrue de l’année dans l’Américaine en 2016, Fulmer a, malgré une blessure au coude en 2017, gardé de bons standards au monticule. Lors de ses deux premières saisons, il a conservé une MPM de 3.55 et une WHIP de 1.13. À seulement 24 ans, il démontre déjà la prestance d’un partant établi.

Les dirigeants des Tigers ont donné la frousse à leurs partisans cet été lorsqu’ils ont laissé se propager les rumeurs de transaction concernant leur jeune droitier. Ils ont écouté. Bien sûr, l’intérêt est là. Avila mentionne qu’il a reçu quelques appels concernant son lanceur numéro un. Qui ne s’intéresserait pas à lui? Un droitier imposant de 24 ans doté d’une sinker et une balle rapide à 96 milles à l’heure, une glissante qui travaille à 90 milles à l’heure et un bon changement de vitesse. Un arsenal classique, mais combien efficace vu sa vélocité. Les Tigers l’ont dans leur rang, pourquoi le laisser partir?

Les prochaines années ne seront pas faciles au Comerica Park. La division sera largement dominée par les Indians et les Twins. Les White Sox, que plusieurs voient revenir au sommet d’ici 2020, arrivent à la fin de leur cycle de reconstruction. On devra ainsi user de patience pour retrouver une équipe compétitive sur le terrain à Détroit.

Fulmer, le leader?

Est-ce que Fulmer est prêt à assumer le rôle de leader d’une jeune rotation qui perdra assurément plus de matchs qu’elle n’en gagnera? L’as partant d’une équipe mythique comme les Tigers doit non seulement être le meilleur lanceur de la formation, mais aussi être prêt à faire face à la musique dans les moments importants. Il doit mener la charge et inspirer ses coéquipiers.

Fulmer se voit remettre cette lourde tâche (ou ce fardeau) et, du même coup, le trône d’un des plus grands lanceurs de l’histoire de cette prestigieuse équipe. C’est beaucoup demander à un jeune de 24 ans qui doit, en quelque sorte, continuer à faire ses preuves. Il a la prestance, certes. Il a le potentiel, assurément. A-t-il le facteur X d’un as des Majeures? Nous le saurons assez rapidement.

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