Le Grand Orange : Les souvenirs de Rodger Brulotte

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Maxime Lauzier

Publié le 29 mars 2018 à 6h30

Ce matin, nous avons appris le décès de Rusty Staub. Un des membres de l’édition originale des Expos qui a marqué Montréal comme pas un. Pas nécessairement par ses points, mais l’homme qu’il était. Il était plus grand que nature.

Photo: tagtele.com

Ce que Rodger Brulotte a confirmé, lui qui l’a côtoyé. Généreux de son temps, il nous a offert ses souvenirs de Rusty Staub. Il explique que sans être le meilleur joueur de l’histoire des Expos, Staub en était la plus grande vedette. Pour tout ce qu’il a fait, l’impact qu’il a laissé, mais surtout parce qu’il transcende les générations. La preuve? Je n’ai pas vu jouer le joueur, mais je connais son histoire. Quand on parle Expos, le nom de Rusty Staub vient automatiquement à tous.

Le côté français

Rusty Staub parlait français. Oui, il s’entretenait avec ses fans dans la langue de Molière. Quelque chose d’impressionnant pour un jeune de 11-12 ans qui rencontre son idole n’est-ce pas? Sauf que ce qui est encore plus impressionnant, c’est l’histoire derrière ça.

Personne ne lui a demandé de parler français. Ça vient de lui. Il a compris. Parler français lui permettait de discuter avec ses fans et s’assurer d’avoir un lien unique. – Rodger Brulotte

On pouvait (on peut) reprocher à certains de ne pas faire l’effort de parler français, mais pas à Rusty. Guidé par Jean Béliveau, il est allé suivre des cours de français pour ainsi devenir bilingue.

Rusty Staub
Photo : Journal de Montréal

Le monde n’y pense pas, mais Jean Béliveau et Rusty Staub avaient une grande amitié. C’est Béliveau qui l’a guidé dans son apprentissage.

Partout où il est passé, Le Grand Orange s’est impliqué dans sa communauté comme le démontre sa fondation qui vient en aide aux familles de policiers et pompiers décédés sur le terrain. À Montréal, le fait de parler français lui permettait d’aider la communauté sans barrière.

Plus grand que nature

Rusty Staub était plus grand que nature. Un cœur en or. Deux souvenirs restent en tête de Rodger Brulotte lorsqu’on lui parle de Rusty. Le premier concerne un match d’ouverture où Staub était en t-shirt, mains sur les genoux, prêt à attraper les balles dans le champ droit… avec un banc de neige l’autre côté de la clôture du Parc Jarry. Une image surréaliste. Le froid n’effrayait pas le joueur. Le deuxième? Le nombre de circuits qui ont atterri dans la piscine du même parc, piscine qui est toujours là aujourd’hui.

Rusty Staub
Photo : Radio-Canada

Et je me dis, en y réfléchissant bien, que Montréal ferait un beau geste d’inscrire son nom au fond de cette piscine ou encore de la nommer à son nom afin de lui rendre hommage.

Merci Rodger pour ces beaux souvenirs!

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